Lettre d’information

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Développer l’autonomie et l’insertion professionnelle des jeunes parisiens de 16 à 25 ans

Un nouveau président pour la Mission Locale de Paris

Un nouveau président pour la Mission Locale de Paris

Florent HUBERT, nouveau président de la Mission Locale de Paris a été élu lors du Conseil d’Administration du 3 juillet 2018, remplaçant ainsi Maïté Errecart qui a quitté ses fonctions après 4 ans de présidence.



Portrait



Pouvez-vous présenter votre parcours ?

Mon parcours présente un fil rouge social et de nombreux points de coïncidence avec l’activité de la Mission Locale. Mon passage à la Mairie de Paris m’a permis de participer au suivi d’un champ social très large comprenant aussi bien le Programme Départemental d’Insertion (PDI), que l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), le Fond d’Aide aux Jeunes (FAJ) et la Prévention Spécialisée.
Par la suite, je me suis occupé plus spécifiquement des questions de santé publique, notamment des dispositifs de prévention et d’accompagnement des problématiques de toxicomanie. Puis, j’ai pu travailler plus directement sur les questions d’offre de soins au sein de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Aujourd’hui, je suis Directeur des Ressources Humaines du Samu Social de Paris, un des principaux acteurs de la lutte contre les exclusions, qui regroupe environ 600 salariés. En complément, j’ai l’honneur d’être conseiller municipal du 11ème arrondissement en charge des questions liées à l’espace public. Je suis également conseiller régional, investi sur les questions de formation professionnelle et d’apprentissage.

Pourquoi la jeunesse ?

C’est le croisement de deux convictions : il faut affirmer que la jeunesse est notre avenir et j’estime que l’on ne fait pas assez de choses pour elle alors que cela relève de notre responsabilité collective. Améliorer les conditions de vie de la « jeunesse » est régulièrement promis par les politiques, mais cet engagement a eu du mal à être traduit en actes.

Cette affirmation se mêle avec mes valeurs, celles de justice et de solidarité. Je suis convaincu que l’on a besoin de dispositifs d’accompagnement, de soutien et de suivi pour permettre l’émancipation du plus grand nombre au sein de la jeunesse. De mon point de vue, s’occuper des jeunes en difficulté est l’une des plus belles traductions de cet impératif de solidarité.

Quelle stratégie ?

Je pense que nous pouvons articuler deux positions. L’une qui consiste à dire qu’il va falloir défendre la Mission locale et ses moyens d’action. Néanmoins, j’estime qu’il ne faut pas être seulement sur la défensive mais être aussi à l’offensive en promouvant l’activité de la Mission Locale de Paris. Je suis convaincu que la Mission Locale a beaucoup de belles histoires de parcours à raconter, de savoir-faire à valoriser, de partenariats à renforcer. Ces actions de plaidoyer, d’interpellation, et de rayonnement relèvent des missions essentielles d’un(e) président(e).

Je terminerai en disant que notre priorité ce sont évidemment les publics. Parler des dispositifs ou des moyens ne suffit pas. En m’inscrivant dans notre projet associatif et dans la continuité des orientations portées par Maïté Errecart, je souhaite que nous sachions rester à l’écoute des jeunes, de l’expression de leurs besoins et de leurs souhaits, favoriser leur participation, la construction de leur « pouvoir d’agir », et aller vers ceux qui ne nous demandent plus rien.

Tout cela ne pourra pas se faire sans une relation de confiance et d’écoute avec vous. C’est pourquoi je souhaite aller rapidement à votre rencontre pour que nous puissions échanger sur le sens de notre engagement commun.