Lettre d’information

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Développer l’autonomie et l’insertion professionnelle des jeunes parisiens de 16 à 25 ans

Portrait : Lyla MARTIN, un engagement de 30 ans au sein des Missions Locales

Portrait : Lyla MARTIN, un engagement de 30 ans au sein des Missions Locales



Ton parcours ?


Je suis en Mission Locale depuis 1989. J’ai une formation de psy et d’éducateur mais j’avais besoin de travailler, j’ai changé de région à l’époque et j’ai commencé à travailler à la Mission Locale de Chartres, un peu par hasard.

En 1997, je suis arrivée en Mission Locale en banlieue, à Noisy-le-Grand dans le département de la Seine-Saint-Denis. J’ai été embauchée sur un poste de conseillère, puis j’ai remplacé le directeur après son départ.

Je suis arrivée en tant que directrice à la Mission Locale Paris-Est en 2002 qui regroupait les sites Hautpoul (19ème) et Hauts de Ménil (20ème) où nous étions une équipe de 33 salariés.

Après la fusion des missions locales parisiennes en 2011, les deux sites ont été séparés. Je suis restée à Paris Est en tant que responsable. Je dois dire que la fusion a été marquante et difficile pour toutes les équipes.


Ton avis sur l’évolution des missions locales ?


Les bases sont toujours les mêmes. Nous sommes toujours centrés sur la personne que l’on reçoit : le jeune. Ce qui change, c’est la taille de la structure. Pour la Mission Locale de Paris, en raison de sa dimension, l’organisation n’est plus la même qu’avant la période des fusions. De même, ce n’est pas comparable aux petites missions locales en dehors de Paris.

Cette structuration rend sans doute moins visible l’expression de convictions individuelles et le rôle du salarié en Mission Locale, quelle que soit sa fonction, s’est uniformisé. Il est certain pourtant que cet esprit lié à la force de conviction existe toujours à la MLP, et je suis persuadée qu’il existe au sein des équipes et qu’il structure le collectif.


Des moments plus marquants que d’autres ?

La Mission Locale de Paris c’est de belles rencontres avant tout. J’ai appris beaucoup de choses, et ces années m’ont surtout apporté de la confiance. La structure Mission Locale a une particularité : celle de devoir constamment s’adapter et être force de proposition et de solution avec une certaine liberté et une autonomie. C’est le sentiment que j’ai eu avec les responsabilités qui m’ont été confiées. La partie la plus difficile a été le management, néanmoins j’ai aujourd’hui le sentiment que la relation est bien passée et que j’ai pu me rendre disponible et à l’écoute.

La force du site Est résidait dans le recrutement de personnes ayant des profils divers. Nous pouvions recruter des profils différents du « profil-type » mission locale mais avec des formations variées (histoire, commercial etc..) cela faisait de belles équipes. Aujourd’hui, nous nous sommes professionnalisés, nous avons des profils plus spécialisés.

Désormais c’est une page qui se tourne mais je pars de la Mission Locale de Paris sur une note extrêmement positive. Elle m’a permis de terminer ma carrière de la plus belle manière en me permettant de restituer aux équipes actuelles ce qui me semblait important de mon parcours professionnel.