Lettre d’information

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Développer l’autonomie et l’insertion professionnelle des jeunes parisiens de 16 à 25 ans

Aller à la rencontre des jeunes directement dans leurs quartiers : le métier du conseiller PRIJ

Aller à la rencontre des jeunes directement dans leurs quartiers : le métier du conseiller PRIJ

Peux-tu te présenter et nous dire comment tu es arrivé à la Mission Locale ?

 

Je suis Christophe Chaudrin. J’ai fait un DUT Gestion des entreprises et des administrations, puis j’ai travaillé dans un cabinet de recrutement. Ensuite, j’ai été conseiller à la ANPE pendant deux ans. Et enfin, je suis arrivé à la Mission Locale… Où je travaille depuis 19 ans !

C’est un métier très plaisant, un véritable engagement plus qu’un boulot pour moi. Les jeunes, c’est notre avenir.

 

Aujourd’hui, tu es conseiller PIJ. Peux-tu nous parler de ta mission et de ce dispositif ?

 

En fait, depuis deux ans, je travaille dans les QPV, les quartiers prioritaires, et plus précisément dans le 19e arrondissement. Avec le Plan Régional Insertion Jeunesse, depuis le début du mois de juillet, je mets en place des actions avec les clubs de prévention et les associations du quartier. Le but du PRIJ, c’est de concentrer des actions hors les murs pour accrocher ou raccrocher des jeunes en allant sur leur terrain. En nous déplaçant, on se rend plus visible et on peut les aider à avoir accès au droit commun. Des actions transversales sont également possibles avec d’autres services de la MLP.

 

Selon toi, qu’est-ce qui fait la vraie différence du PIJ ?

 

Le côté hors les murs. Ça en fait un métier vraiment utile, les jeunes des QPV sont parfois très déconnectés de la réalité et ont besoin d’autres solutions que celles qu’ils connaissent, qu’on peut leur donner en allant sur le terrain. Être conseiller PRIJ, c’est aussi un portefeuille restreint qui permet un accompagnement renforcé et souple des jeunes suivis. C’est la liberté de choisir un accompagnement adapté pour chaque jeune : ils peuvent venir dans les locaux de la MLP, ou bien être suivis hors les murs, on peut mettre en place des permanences dans les centres d’animation, etc… Ça permet réellement de s’adapter à chaque jeune, et, pour le conseiller, c’est une autonomie plus grande. C’est aussi la possibilité d’être au cœur de l’action : on est moins sédentaire, et on a plus de marge de manœuvre, avec un vrai contact avec les jeunes et les partenaires auprès de qui on peut être force de proposition. On a des retours très positifs, parce que la MLP n’est pas attendue sur le terrain, alors ça surprend et ça permet d’instaurer une vraie relation de confiance.
J’ai un vrai plaisir à travailler à ce poste et je pense aussi pour ceux qui aiment être plus dans l’action…

 

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