Lettre d’information

meta

Développer l’autonomie et l’insertion professionnelle des jeunes parisiens de 16 à 25 ans

Actus

Entrepreneuriat : des promos Garantie Jeunes dédiées à la création d’activité

La garantie jeunes est un terrain propice à l’innovation et à l’exploration sociale qui permet d’apporter aux jeunes de la MLP des connaissances, des savoirs en développant et en utilisant des ressources et des outils ludiques dans l’air du temps.

Depuis le mois de janvier 2018 la Mission locale de Paris a développé un SAS spécifique « entrepreneuriat » sur la Garantie Jeunes du 15ème. L’objectif de ce SAS est d’initier les jeunes à la création d’activité, mais pas seulement. Entreprendre c’est aussi prendre des résolutions, des dispositions, pour dynamiser son parcours d’insertion socioprofessionnel.

Entreprendre c’est ouvrir le champ des possibles, c’est se permettre de rêver pour explorer et tester d’autres alternatives pour ouvrir ses choix professionnels, ses choix de vie. La philosophie du SAS « entrepreneuriat » est que nous sommes tous entrepreneurs ! On entreprend quand on cherche un emploi ou que l’on organise ou participe à une activité…

Tout au long du SAS, les jeunes de la promo dédiée rencontrent des entrepreneurs, peuvent visiter des espaces de coworking, des coopératives, des Fablabs. D’ailleurs, COOPANAME, coopérative d’activité et d’emploi a parrainé de la promo 99 ! Lors d’une journée dans leurs locaux, les jeunes ont découvert l’économie sociale et solidaire (ESS) et le statut d’entrepreneur salarié.

Une évaluation qualitative sera réalisée par les équipes dédiées à la fin de chaque SAS pour adapter, changer et faire évoluer le contenu des prochains SAS.

 

Une place pour tou.te.s !

Dans le cadre de leurs 30 heures de bénévolat, des jeunes BAFA Citoyen accompagnés par la Mission locale de Paris ont réalisé une action de sensibilisation aux difficultés d’accès à l’espace public pour les personnes en situation de handicap et à mobilité réduite. Objectifs : repérer les nombreux espaces publics urbains inadaptés et sensibiliser sur ces inégalités par une expo photos.

Réalisée lors de la semaine du 23 au 30 mai et à l’occasion du festival Place(s) aux Jeunes du 19ème arrondissement, cette action a été choisie par les jeunes eux-mêmes à la suite de huit jours de formation générale BAFA avec l’IFAC. Accompagnés par les volontaires en service civique du Site Est de la MLP, les jeunes ont suivi plusieurs ateliers de sensibilisation assurés par le Centre Paris Anim’ de la Place des Fêtes, en collaboration avec la Mairie de Paris du 19ème arrondissement, et par la FEDEEH (association agissant pour les étudiants en situation de handicap). Aussi, les jeunes ont pu découvrir et apprendre les différents types de handicap et déconstruire les préjugés existants.

Par la suite, le groupe a réalisé sa propre exposition photos, de la prise de photographies lors d’une marche exploratoire dans deux quartiers Politique de la Ville du 19ème à l’écriture des textes avec le Labo des histoires jusqu’à l’organisation de l’exposition et sa médiation. Les jeunes ont également été formés à la médiation culturelle grâce à une visite du Petit Palais menée par les bénévoles de la MLP, et la marche exploratoire leur a permis de tester l’application « J’accède » qui référence l’accessibilité des lieux publics.
Les jeunes ont donc eu le plaisir de présenter leur exposition lors d’un vernissage, le 30 mai au Centre Paris Anim’ Place des fêtes, partenaire de l’action où ils ont également pu y rencontrer Pauline Véron, adjointe à la Maire de Paris chargée des questions relatives à la démocratie locale, la participation citoyenne, la vie associative et la jeunesse.

Ils ont été accompagnés tout au long de l’après-midi par des associations spécialisées dans le handicap : SASHA, la FEDEEH et E-Fabrik qui ont proposé des temps ludiques de sensibilisation.
En élevant leur voix par le biais de cette exposition, les jeunes ont su sensibiliser les habitants du 19ème arrondissement ainsi que des jeunes accompagnés par la MLP dans le cadre de la Garantie Jeune.

« Ce travail nous a permis de mieux réaliser les difficultés que les personnes handicapées ont au quotidien. Il est vrai que tous ces équipements ou tous ces manquements, nous les avons chaque jour sous les yeux depuis que nous sommes petits, mais nous n’y avions jamais vraiment prêté attention. Maintenant notre regard a changé » estime l’un des jeunes qui a réalisé cette action.


Jobs Day « spécial été » : 400 jeunes à la rencontre des employeurs pour un emploi saisonnier

Découvrir un secteur, rencontrer un employeur et postuler pour l’été 2018

Lundi 14 mai, la Mission locale de Paris a réalisé son action Jobs Day « spécial été ». Objectif : permettre aux jeunes de trouver un emploi saisonnier pour l’été 2018 en rencontrant directement les employeurs via des job dating. Avec la présence de nombreuses entreprises et partenaires de l’emploi et de la formation, cette action a permis à plus de 400 jeunes présents tout au long de la journée de déposer leur CV et de postuler aux multiples offres proposées dans les domaines d’activité tels que :

– l’hôtellerie et la restauration (avec la présence de Mc Donald’s, Five GUYS, Reso, Ras Interim, FAFIH, Job Minute, l’INFREP)
– le service à la personne (Sous mon Toit),
– le commerce, la vente et la distribution (Monoprix, Monop’, Un Amour de Bonbon, Franprix, Proman),
– le transport, la logistique et le bâtiment (Ras Intérim, DPS)
– le secteur public (avec la présence de la Mairie des Paris).

Cette action s’intègre aux Jobs Day de la Mission locale de Paris, événement mensuel qui a pour slogan : « Découvrez un secteur, rencontrez un employeur, postulez tout de suite ! »


Promouvoir la citoyenneté, la mobilité et le volontariat

Un autre objectif a été de faire découvrir aux jeunes des dispositifs de plus en plus demandé en lien avec l’engagement citoyen, la mobilité ou le volontariat, autant de valeurs que défend la Mission locale de Paris. La présence du CIDJ, l’association Concordia, Pass emploi Europe et de représentants des dispositifs « Service Civique » et « Bafa Citoyen » de la Mission locale de Paris est à souligner.


Constituée sous forme de village avec les stands des partenaires au sein du site de la Garantie Jeunes dans le 15ème arrondissement, cette action a été une première pour la Mission locale de Paris qui compte désormais poursuivre cette initiative avant chaque période estivale et remercie l’ensemble des partenaires mobilisés durant cette journée.

VIDEO : Les jeunes de la MLP en préparation au Job dating du Forum des Halles





En partenariat avec le bailleur Unibail-Rodamco, la Mission locale de Paris a réalisé pour une cinquantaine de jeunes accompagnés une action « Job Dating » au Forum des Halles. L’organisation de ce Job Dating, précédé de 4 jours de préparation aux simulations d’entretiens pour les jeunes qui souhaitent travailler dans les enseignes de ce centre est une initiative commune qui offre l’occasion de tisser des liens solides mais surtout de proposer aux jeunes des débouchés concrets. Retour en vidéo.

 

Garantie Jeunes : adapter l’offre de service au public jeunes réfugiés

Garantie Jeunes : l’intégration et l’adaptation du dispositif aux jeunes réfugiés

En 2017 et au titre de son accueil inconditionnel, la MLP a accueilli un public difficilement intégré aux dispositifs d’insertion professionnelle : les jeunes réfugiés non communicants. Ainsi, deux catégories de jeunes se distinguent en fonction de la nature de leur accueil : les jeunes réfugiés communicants en français et ceux, au contraire, qui ont un déficit d’intégration linguistique. Pour ce qui concerne la première catégorie, en 2017, 7% des jeunes accueillis sur la Garantie Jeunes sont des réfugiés statutaires communicants. Ils intègrent le dispositif dans le cadre de promotions dites classiques.

La première cohorte expérimentale de 22 jeunes réfugiés a intégré la Garantie Jeunes parisienne le 6 mars 2017. Avec le soutien important de la préfecture de Paris, et grâce à un contenu pédagogique innovant, la MLP a pu adapter le programme du dispositif en accord avec les préconisations pédagogiques de l’OFII. Cette première promotion a reçu le soutien tout particulier du Musée National de l’Histoire de l’Immigration qui a décidé de la parrainer. Nécessaire, cette expérimentation a été renouvelée en novembre 2017 pour 48 nouveaux jeunes. Cette augmentation de plus de 100% des jeunes prouve l’importance du développement de ce dispositif et la recherche de solutions pour le pérenniser.

POEC sur le métier de couvreur : une expérimentation pour faciliter l’accès à l’emploi de jeunes réfugiés

La Mission Locale de Paris, en partenariat avec le MEDEF et les Compagnons du Devoir, a mis en place une expérimentation POEC (Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective) sur le métier de couvreur pour 14 jeunes réfugiés accompagnés en Garantie Jeunes et âgés de 18 à 26 ans. Ce programme qui a débuté le 20 novembre 2017 et pris fin le 9 mars dernier, a recouvert 50 heures de formation de français à visée professionnelle, des simulations d’entretiens et des modules de savoir-être professionnel, 330 heures de formation métier, 70 heures d’immersion en entreprises.

Ce dispositif de droit commun (POEC) est particulièrement adapté à des publics réfugiés quel que soit leur niveau de qualification. Avec une perspective professionnelle, les jeunes réfugiés ont réalisé des progrès significatifs dans l’apprentissage du français. Les attestations de formation au métier de couvreur ont été remises aux jeunes le 27 mars 2018. Suite à cette expérimentation, une seconde POEC de couvreur débutera courant avril 2018 sur une promotion mixte incluant des réfugiés et des demandeurs d’emploi.

A la fin de la formation :

– 3 contrats de professionnalisation sont signés
– 2 contrats à durée déterminée sont signés
– 2 contrats sont en cours de négociation

 

©Lewis Joly
contact at Lewis.joly@gmail.com

8mars : les jeunes à la rencontre de la députée de Paris, Laetitia Avia et la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet

 

#8mars : Une journée riche en rencontres et en débats pour la Mission Locale de Paris !

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les jeunes en dispositif BAFA Citoyen et Garantie Jeunes accompagnés par la Mission locale de Paris et la Mission locale Tarn Sud ont rencontré la députée de Paris Laetitia Avia ainsi que la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet.
Accueillie sur le site de la Garantie Jeunes du 13ème arrondissement de Paris, l’élue parisienne a pu échanger avec les jeunes accompagnés par les deux missions locales sur les questions liées à l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour rappel, Laetitia Avia a notamment participé à la rédaction du rapport sur le harcèlement de rue remis à la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa.

La journée s’est poursuivie par une rencontre avec la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, à la suite d’une visite du ministère de la justice. Engagée en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, la Mission locale de Paris a souhaité permettre aux jeunes de s’exprimer sur ces questions de société et faire des propositions aux deux responsables politiques.

Engagement citoyen – la Mobil’Trip

Du 17 novembre au 3 décembre dernier, la Maison des Volontaires (MdV), lieu dédié au volontariat et à la mobilité des jeunes, a déployé son action hors les murs en organisant la Mobil’Trip, une caravane itinérante en Île-de-France.
La Mission Locale de Paris à participé à l’événement de clôture le samedi 27 janvier à l’Hotel de Ville de Paris pour rendre compte du travail réalisé durant les 15 jours d’action délocalisée.

En présence de nombreuses associations et de Yannick Blanc (Haut Commissaire à l’Engagement), la Mission Locale, représentée par David OUZILOU (chargé de Mission engagement) a développée son activité et ses réalisations autour du service civique pour favoriser l’insertion sociale et citoyenne des jeunes parisiens.
Organisé sous la forme d’un tribunal-spectacle, la Mission locale de Paris a défendu le volontariat et sa non obligation. Le volontariat doit rester un dispositif d’insertion citoyenne, à même de développer les expériences professionnelles des jeunes.

PROJET BUDGET PARTICIPATIF – CITY TRIP

La Mission Locale de Paris (MLP) s’est engagée dans le Contrat de Ville Parisien. Elle organise à ce titre des actions spécifiques sur les Quartiers Prioritaires (QPV) et/ou à destination des publics jeunes qui s’y trouvent. La MLP se propose de soumettre au Budget Participatif de la Ville de Paris un projet écrit avec la participation des jeunes suivis par la MLP au sein des Quartiers Prioritaires et qui correspond à une demande des acteurs locaux de ces mêmes quartiers.


DETAILS DU PROJET


Afin de développer un accueil de proximité au sein de l’environnement social local des jeunes, nous souhaitons mettre en place un bus itinérant pour promouvoir la cohésion sociale et l’insertion de ce public. Notre projet s’articule autour de 3 axes :

1. Mobiliser les jeunes à travers l’aménagement et le développement du bus de la MLP : Chantier éducatif, « Graff ton bus », Aménagement et équipement numérique.

2. Développer l’offre de service de la MLP hors les murs (accès au droit, sensibilisation à l’entrepreneuriat, prévention santé, engagement citoyen, etc.)

3. Valorisation des compétences des jeunes au travers d’une plateforme mobile d’échanges de services en :
– Proposant aux jeunes de développer un service en faveur de leur localité (réparation, cours spécifiques, …)
– faire des compétences des jeunes un objectif d’intérêt général
– réaliser de rencontres avec des entrepreneurs, des associations et des centres de formation.


Dépenses hors cadre du Budget Participatif :
– Frais d’entretien et de maintenances : 9 000 euros non pris en charge par la MLP (co-financement fondations, …)
– 0,1 ETP : 5 000 €

Zoom sur le Pacte « Deuxième Chance »

Donner une deuxième chance aux délinquants grâce à l’emploi et à un suivi personnalisé. Entretien avec François Ravier, préfet, secrétaire général de la Préfecture de la Région d’Ile-de-France

La transmission des valeurs de la République passe aussi par l’accès aux droits et à l’emploi des jeunes issus des quartiers dits difficiles. Réparer l’ascenseur social fait partie de la solution pour ramener dans le giron de la France et de la République tous les jeunes français.

Voici un focus sur un dispositif qui mobilise pouvoirs publics et entreprises et qui gagnerait à se généraliser : le Pacte Deuxième Chance proposé à des jeunes délinquants de 16 à 25 ans avec un emploi à la clé. Tous les jeunes qui bénéficient de ce Pacte sont passés par la case prison, et sont soit en aménagement de peine, bracelet électronique, semi-liberté, attente de jugement, fin de peine, sous mesure extra-judiciaire, d’autres sont encore incarcérés et attendent leur aménagement via la prise en charge du Pacte. C’est dire le rôle que joue ce dernier dans leur réinsertion sociale.

Lisez l’entretien avec François Ravier, préfet – secrétaire général de la Préfecture de la Région d’Ile-de-France, puis la tribune de Tayeb Benabderrahmane, président du groupement d’entreprises Organidem et président du Club géopolitique, et d’Alexis Bachelay, ancien député de la République et conseiller expert du Club géopolitique.

Opinion Internationale : Qu’est ce que le Pacte de la deuxième chance ?

François Ravier : Le Pacte « Deuxième Chance » est une réponse à la carte proposée par par l’Etat et ses partenaires (service public de l’emploi, associations et entreprises) aux jeunes sortant de prison, sous main de justice ou en probation. C’est un dispositif qui, bien qu’encore embryonnaire, rencontre le succès avec des résultats prometteurs. En effet, à Paris, sur deux zones de sécurité prioritaire au nord-ouest et deux quartiers prioritaires de la politique de la Ville (13ème et 14ème arrondissements), 50% des 36 jeunes suivis ont obtenu un contrat de travail, un stage, ou une formation (les formations étant minoritaires).

Quels sont les ingrédients du succès ?

La clé est que le temps de latence entre la période d’incarcération et le début d’un emploi ou d’une formation soit le plus court possible. Ensuite, le Pacte met l’offre d’emploi, ou de formation, au cœur du dispositif. Dès qu’il nous contacte, le jeune sait que son objectif prioritaire sera, avec nous, de trouver un emploi. Ensuite, c’est l’accompagnement personnalisé du jeune qui fait la différence. Cela signifie notamment que nous lui demandons de venir en Préfecture de Région rencontrer l’équipe du Pacte « Deuxième chance » qui sont pleinement mobilisées dans le succès du dispositif. Nous prenons en compte l’environnement du jeune, ses problèmes de santé, d’argent, d’hébergement surtout. Pour ce faire, nous mobilisons un Fonds de secours et de nombreux acteurs pour encadrer son parcours de réinsertion professionnelle. Enfin, c’est la mobilisation des entreprises qui fait la différence car elles proposent des emplois, souvent en CDI. Chaque mois, un comité de pilotage des acteurs du Pacte se réunit pour chacune des 5 «cellules emploi» à la Région Île-de-France sous l’autorité d’un sous-préfet ou du Préfet secrétaire général.

Les entreprises jouent -elles le jeu car sans elles, pas de Pacte Deuxième Chance ?

Nous avons des entreprises qui jouent le jeu à fond : Carrefour, Galeries Lafayette, Lidl, Paprec, Engie, Ratp, Ranstad, Organidem, Cuisine Mode d’Emploi et d’autres encore. Chez Carrefour par exemple, la personne référente pour le Pacte s’occupe du coaching, refait les cv. Il y a un vrai engagement citoyen.

Les prochaines années offriront beaucoup d’opportunités d’emploi, avec notamment la préparation des Jeux Olympiques. Beaucoup de secteurs comme celui de l’artisanat manquent cruellement de candidats. Un jeune qui sort de détention n’a pas forcement beaucoup d’éléments à mettre dans son cv mais il a des aptitudes et des compétences à faire valoir. Insister sur ces atouts permet de redonner une chance à des personnes qui ont vécu un décrochage scolaire et professionnel.

Quel est le défi de l’année 2018 pour le Pacte ?

L’objectif est d’avoir plus de cent jeunes bénéficiaires à Paris. Pour ce faire, nous allons sensibiliser tous les acteurs de terrain (les éducateurs spécialisés, le Pôle Emploi, les missions locales, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation, les associations), ainsi que les autres dispositifs offerts aux jeunes qui sont complémentaires du Pacte. Leur mise en synergie est un impératif d’efficacité.

Le Pacte pourrait-il s’étendre bientôt à toute la France ?

Sa généralisation a été annoncée par le Premier Ministre en mars 2016. Actuellement déployé dans Paris, il est aussi expérimenté dans le Rhône.

Source : www.opinion-internationale.com

Cérémonie des vœux de la Mission Locale de Paris

Discours
Jeudi 18 janvier 2018
Maïté ERRECART, Présidente



« Chères toutes et chers tous, 

Je suis très heureuse de vous accueillir à cette traditionnelle cérémonie des vœux qui est avant tout un moment de convivialité. Permettez-moi d’abord de remercier par leur présence : les élu-e-s de la Ville et tout particulièrement Afaf Gabelotaud, adjointe en charge de l’emploi depuis quelques mois qui nous fait l’honneur de participer à ces vœux. Sandrine Charnoz, conseillère de Paris et vice-présidente de la Mission Locale de Paris, monsieur Laurent Hugot, de l’Académie de Paris, monsieur Nicolas Garnier, directeur de Pôle Emploi Paris ainsi que nos nombreux partenaires, APASO, la Corde raide, l’E2C. Je remercie également les bénévoles de la MLP, parrains et marraines, dont l’action quotidienne auprès des jeunes est plus que précieuse.
Je remercie enfin et bien sûr, les salarié-e-s de la MLP dont la fidélité, la loyauté et l’efficacité ne se démentent pas année après année. 
A toutes et tous, je vous adresse mes meilleurs vœux de réussite professionnelle et personnelle pour cette nouvelle année qui commence.  
Comme le veut la tradition, au delà de ces vœux, je vais me permettre de porter : 
– un regard sur l’année qui vient de s’écouler
– de faire un zoom sur les échéances qui nous attendent

2017 fut une année riche et intense pour la Mission Locale de Paris.


Je ne vais pas vous abreuver de chiffres, Thierry Jarlet, Directeur Général a excellemment mis en valeur quelques un de nos résultats dans son dernier édito de la Newsletter (voir ici). Néanmoins, je voudrais souligner trois données qui me semblent bien caractériser notre activité.

– Le nombre de primos accueillis à la MLP est stable. Une légère hausse de 1% par rapport à 2016 après la stagnation de 2016 et la baisse de 7% en 2015. En comparaison avec le contexte et les chiffres qui nous parviennent des autres Missions Locales de la région ou du national, nous pouvons être satisfaits. (-27% en Ile de France entre 2014 et 2017). C’est indiscutablement le résultat de notre présence sur le territoires parisien avec 8 sites d’accueil et deux points relais à la Cité des Métiers et au CIDJ, mais aussi de nos actions avec certains prescripteurs (BASE, les Clubs de prévention, SPIP, PJJ…) en direction des publics spécifiques.
En effet, ce sont pas moins de 650 jeunes qui sont entrés dans les dispositifs « justice » et « dynamique d’insertion professionnelle » (accompagnement renforcé pour les jeunes issus de l’Aide sociale à l’enfance ou suivis par les clubs de prévention)

– Notons aussi la montée en puissance du nombre de jeunes en accompagnement renforcé « Garantie Jeunes ». Nous sommes ainsi passés de 400 entrées en 2016 à 1200 en 2017. La MLP répond aux objectifs fixés d’un commun accord avec l’Etat. Nous avons répondu aux objectifs qualitativement aussi puisque, conformément aux souhaits de l’Etat et de la Ville, nous pouvons inscrire dans le dispositif des jeunes réfugiés ou des jeunes issus de l’aide sociale à l’enfance qui aspirent fortement à l’insertion après des périples de vie souvent douloureux. Je félicite les salarié-e-s qui ont su innover dans l’organisation avec des opérations ‘hors les murs’.

A l’issue des 12 mois de ce dispositif, il est à noter que 30% des jeunes au moins sortent en positif, que ce soit par une situation en emploi, en formation, ou par cumul de 80 jours d’immersion professionnelle.
Bravo à toutes et tous, à l’équipe Garantie Jeunes mais aussi à tous les conseillers et encadrants qui ont joué le jeu. Nous pouvons être collectivement fiers du résultat.

– Enfin, le nombre de jeunes ayant trouvé un emploi ou une formation est plus contrasté. Si les CDI et les CDD progressent, il n’en est pas de même pour les contrats aidés suite au récent changement de politique publique. De même, si les contrats d’apprentissage progressent, les contrats de professionnalisation de requalification ou de qualification baissent suite à l’arrêt du plan 500 000 formations. Ceci montre combien l’évolution des politiques publiques est sensible pour nos actions et nos jeunes, malgré tous les efforts de nos équipes.
Avec l’ensemble des missions locales, nous avons exprimé nos regrets sur le coup d’arrêt brutal des emplois aidés et emplois jeunes en particulier ainsi qu’au stop and go qui a caractérisé l’effort de formation sur la dernière période.

Les enjeux et nos ambitions pour 2018 restent importants

Lors du dernier CA, nous avons décidé que nous irions au devant d’un plus grand nombre de jeunes avec un objectif de croître de 10% le nombre de jeunes primos accueillis. En effet, de nombreux jeunes NEET (ni en emploi ni en étude, ni en formation) ne poussent pas encore la porte de la mission locale.

De même, nous poursuivrons le développement des accompagnements renforcés. Nous nous sommes inscrits dans un objectif de 1600 jeunes en Garantie Jeunes et 300 jeunes en DIP. Mais également dans de nouvelles actions en direction des jeunes décrocheurs scolaires, si le projet que nous avons présenté à la région aboutit.

Enfin, nous visons à adapter et consolider notre modèle et les méthodes d’accompagnement, avec notamment, une plus grande participation des jeunes eux-mêmes dans leur parcours d’insertion.

D’ores et déjà, la direction déploie un premier outil de gestion des portefeuilles, un outil qui permet chaque semaine au conseiller de visualiser les jeunes qui sont en co-accompagnement ou en situation et surtout ceux qui doivent être relancés et pour lesquels il est urgent de proposer un positionnement.

L’ensemble de ces travaux vont être poursuivis dans les semaines qui viennent afin d’adopter le nouveau projet associatif 2018/2010 au conseil d’administration d’avril prochain. Trois groupes de travail associant les salarié-e-s, les membres du conseil d’administration, et les personnes extérieurs qualifiées vont se réunir très prochainement.

Je vous souhaite à toutes et tous une très bonne année 2018 ».

Les vœux 2018 en images :

Reconduction du BAFA Citoyen en 2018

Karine LEBIHAN
Chargée de mission engagement citoyen
Mission Locale de Paris


La convention avec la Direction de la Jeunesse et des Sports de la Ville a été renouvelée pour le financement de 375 BAFA citoyen (soit 90% de la 1re partie du BAFA pour des jeunes s’engageant à la réalisation de 30 heures de mission/projet citoyen).

Pour rappel, en 2017 ce sont 360 jeunes qui ont pu entrer en formation BAFA base. 328 ont validé cette première partie et 276 ont réalisé leur mission citoyenne de 30 heures. Grâce à un travail d’articulation et de transversalité de l’offre de service de la MLP, les jeunes ont pu être orientés sur les parcours sécurisés et passerelles animation, les EAV de la Ville de Paris et sur le PSC1.

Cette année, l’organisme de formation partenaire est l’IFAC, à l’issue d’un marché public de la Ville de Paris. Les premières sessions auront lieu pendant les vacances de février.

En ce qui concerne les missions citoyennes, nous poursuivons le travail de développement d’un réseau de partenaires associatif ainsi que des projets collectifs portés par les jeunes, sur le même modèle que les projets de collecte et de sensibilisation (santé, vote) qui se sont déroulés sur les sites en 2017.

Bonne année 2018

EDITO :
Thierry JARLET,
Directeur Général de la Mission Locale de Paris

 

 

L‘année qui vient de s’écouler a été riche.
Le nombre de jeunes entrés en accompagnement renforcé « Garantie Jeunes » est passé de 400, en 2016, à 1200. Il a fallu réinterroger notre organisation et bousculer nos pratiques, il a fallu beaucoup d’imagination et de volontarisme aussi de la part de l’équipe pour proposer des promotions GJ « hors-les-murs », des promotions développées et accompagnées avec des spécialistes de la mobilisation par le sport ou de la création graphique, avec aussi des promotions spécialement dédiées aux jeunes réfugiés. Nous sommes fiers d’avoir réalisé tout cela, et fiers d’envisager pour 2018 l’accueil de 1600 jeunes en GJ, soit 80 promotions réparties sur tous les sites de la Mission Locale, avec plus encore de promotions co-développées ou spécialisées.

Le projet Dynamique d’Insertion Professionnelle (DIP) qui vise l’accueil et l’accompagnement de 700 jeunes suivis par l’aide sociale à l’enfance et par les équipes de prévention spécialisée, dont 350 en 2017, a lui aussi atteint son objectif. Les nouvelles approches expérimentées ont permis le lancement en 2018 d’un ambitieux programme de lutte contre le décrochage scolaire.

Le nombre de jeunes ayant trouvé un emploi sera probablement en croissance de 5% par rapport à 2016, avec une progression importante des contrats classiques, +23% sur les CDI, des missions d’intérim,+28% , et de l’alternance, +26%.

Le nombre de jeunes Primos, arrivant à la MLP pour la première fois, est en hausse de 1% par rapport à 2016. Cela fait suite à une stagnation en 2016 et à une baisse de 7% en 2015. Mais nous pouvons être fiers de ce travail, car nous résistons mieux que la plupart des missions locales. La baisse des Primos est en effet de – 27% en Ile-de-France de 2014 à 2017, et de -22%, sur la même période, au plan national (chiffres non définitifs). Il faut y voir le résultat de notre présence dans les quartiers – nous sommes acteurs du contrat de ville, de nos efforts d’adaptation et de diversification pour mieux accueillir les jeunes, et le résultat de nombreux partenariats renouvelés ou conclus en 2017.

2017 a également permis de produire un travail de réflexion collective pour un modèle d’accompagnement mettant réellement le jeune au centre, visant le développement des temps collectifs, la construction d’outils partagés de diagnostic et de lecture commune des situations. Les premiers résultats concrets sont en cours de test.
2018 devra nous permettre de mieux connaître les jeunes du territoire parisien, avec l’APUR, et de développer notre offre de service en direction de publics spécifiques, ceux qui n’entrent pas facilement dans nos grilles de lecture habituelles.

En 2018 nous devrons développer nos partenariats, pour stabiliser nos ressources, mais aussi pour innover et sans cesse revivifier la Mission Locale de Paris, pour les jeunes, pour nos partenaires, pour les bénévoles, et pour les salariés qui chaque jour font vivre le projet MLP.
Une très bonne année 2018 à tous !



Avec le JOBS Day de la MLP : Découvrez un secteur, Rencontrez un employeur, Postulez tout de suite !

Le mercredi 17 janvier de 14h00 à 17h00 : la Mission Locale de Paris vous invite à une journée pour trouver un emploi tout de suite, maintenant !
Venez rencontrer des recruteurs et des spécialistes de l’emploi et n’oubliez pas votre CV et votre tenue pro !
Aucune inscription, ni rendez-vous n’est nécessaire. Il vous suffit de vous présenter directement sur un de nos sites (voir le programme ci-dessous).

Un secteur vous intéresse en particulier ?

Pour les secteurs du Transport, du Nettoyage ou du Bâtiment :
Rendez-vous sur notre site AVENIR
24/26 rue de Chatillon (14ème) – 0140527730
Métro : Alésia

Pour le secteur du Commerce :
Rendez-vous sur notre site CENTRE
29 rue des Boulets (11ème) – 0144938123
Métro : Nation ou Rue des Boulets

Pour les secteurs Hôtellerie et Restauration :
Rendez-vous sur notre site de la Garantie Jeunes 15
99 rue Olivier de Serres (15ème) – 0186959652
Métro : Porte de Versailles

Pour les secteurs Sanitaire, Social et l’Animation :
Rendez-vous sur notre site SOLEIL
93 rue Jeanne d’Arc (13ème) – 0145852050
Métro : Nationale

Pour le secteur du Numérique :
Rendez-vous sur notre site Garantie Jeunes 13
14 rue Auguste Perret (13ème) – 0144237065
Métro : Tolbiac

A la Ville de Paris, Employeurs public :
Rendez-vous sur notre site HAUTS DE MENIL
31 rue de Pixérécourt (20ème) – 0144648610
Métro : Jourdain ou télégraphe

 

Les jeunes en visite au Sénat

Dans le cadre de leur service civique ou par volontariat, 16 jeunes suivis par la Mission Locale de Paris ont eu la possibilité de se rendre au Sénat pour y rencontrer le sénateur de Paris Pierre Laurent.

Après une visite du Palais du Luxembourg, les jeunes ont discuté avec le sénateur sur de nombreux sujets comme l’économie, l’éducation ou encore le Grand Paris. Un dialogue riche sur l’actualité qui prouve une nouvelle fois la capacité, souvent niée des jeunes, à appréhender le politique et à être conscient des enjeux politiques qui les entourent.

D’autres rencontres seront organisées par la Mission Locale de Paris dans le cadre des formations en service civique et seront ouvertes à de nombreux autres volontaires.


Atelier d’expression orale

La Mission Locale de Paris organise un atelier d’expression orale sur 3 demi-journées. L’atelier, animé par Sophie Lainé, directrice de casting et marraine à la MLP débutera lundi 8 janvier 2018 à 14h00 sur le site Garantie Jeunes au 14/18 rue Auguste Perret Paris 13ème (métro : Tolbiac). L’objectif de cet atelier est d’améliorer l’expression orale des jeunes afin qu’ils gèrent leur trac, développent leurs présences vocale et corporelle et déploient leur force de conviction.

Un travail sur l’improvisation sera le fil conducteur des 3 demi-journées. En effet, l’improvisation renforce le sens de l’écoute et aide à développer le contrôle de soi, la maîtrise du corps et du langage, le sens de la répartie et la spontanéité.

DÉROULEMENT

1ère demi-journée (lundi 8 janvier)

– Présentation des participants

– Exercices respiratoires

– Exercices destinés à maîtriser la voix, le corps et le geste.

– Initiation à l’improvisation (explication des règles , ou, qui, quand , quoi, comment, etc.)

2ème demi-journée (lundi 15 janvier)

– Exercices respiratoires et corporels

– Inventer des thématiques d’improvisations

– Mise en place de ces improvisations

3ème demi-journée (lundi 22 janvier)

– Exercices respiratoires et corporels

– Match d’improvisation

– Bilan

Inscription obligatoire :
communication@missionlocaledeparis.fr
h.clement@missionlocaledeparis.fr

Café débat – semaine de lutte contre les discriminations

Dans le cadre de la semaine de lutte contre les discriminations organisée par la Ville de Paris, la MLP (site centre) a organisé un café débat en partenariat avec le MRAP et l’antenne du club de prévention de l’AJAM dans le quartier Politique de la Ville de la Grange aux Belles (10e arrondissement) du 09 au 16 décembre 2017.
Une dizaine de jeunes ont participé à cet après midi de débat qui visait à ouvrir la parole des jeunes sur leur ressenti discriminatoire face à la recherche d’emploi, tout en les informant sur les recours possibles et les permanences adaptées. Un temps d’information visant au raccrochage à la MLP de certains jeunes participants s’est déroulé à l’issue du débat.

Atelier BD Polar : une production des jeunes de la Mission Locale de Paris

Voici la belle production des jeunes de la Mission locale qui ont participé à l’atelier BD-Polar du 27 novembre au 1er décembre 2017 sur le site Hauts de Ménil (20ème).
12 jeunes venant de cinq sites ont participé à cet atelier de bout en bout.
L’écrivaine et les représentants de la Police Nationale sont venus pour voir la production du groupe de jeunes au bout d’une semaine de travail.
Un deuxième groupe pour le prochain trimestre 2018 est envisagé. Si vous êtes intéressés, veuillez-vous rapprocher de votre conseiller à la Mission locale de Paris

Pour recevoir la BD, envoyez-nous un e-mail à l’adresse : communication@missionlocaledeparis.fr

Portrait : Axel, 24 ans. Membre du Club des jeunes diplômés de la MLP

Pouvons-nous te connaître ?

Je m’appelle Axel, j’ai 24 ans. J’ai terminé mes études, puis j’ai travaillé et voyagé.
Après un Bac S au lycée Jacques Decour dans le 9ème, j’ai fais une année de philosophie à la Sorbonne que je n’ai malheureusement pas réussie. A la fin de cette année, je me suis réorienté vers un BTS audiovisuel dans l’option image. J’ai fais une alternance avec une boite de montage et j’ai obtenu mon diplôme au bout de deux ans. Je conseille le BTS aux jeunes qui recherchent une formation, c’est très formateur. Aujourd’hui je recherche une ouverture professionnelle dans le domaine du cinéma, lié dans l’idéal, à l’esprit du voyage.

Comment as-tu connu la MLP ?

J’étais chez Pôle emploi au départ, mon conseiller m’a proposé plusieurs options et m’a parlé de la Mission locale de Paris, en m’indiquant que cette structure est réservée aux jeunes de moins de 26 ans et que j’aurai plus d’opportunités par rapport à mes recherches d’emploi. Je me suis donc inscrit à la MLP dans le 18ème où j’ai ressenti un accompagnement plus en lien avec mes attentes en tant que jeune.

Que penses-tu du Club des jeunes diplômés de la MLP?

C’est ma première participation à ce club, je trouve que c’est une bonne initiative de rassembler les jeunes diplômés en recherche d’emploi. Ici, on se sent libre de s’exprimer, c’est un bon moyen de partage d’expérience. J’espère que les prochains seront davantage animés et avec toujours plus de jeunes participants.

566.000 jeunes suivis par les missions locales sont entrés en emploi en 2016

566.000 jeunes suivis par les missions locales ont trouvé un emploi en 2016, d’après les chiffres cléspubliés par le délégué ministériel aux missions locales et son équipe le 30 novembre 2017. Les 442 missions locales et 6.924 lieux d’accueil ont été en contact avec 1,37 million de jeunes en 2016 et avec 175.000 entreprises.
Le détail est présenté région par région. Le délégué ministériel aux missions locales présente également le bilan 2015.
Avec les changements opérés ces dernières années (création du délégué en octobre 2016, mise en place du nouveau système d’information i-Milo), les rapports d’activité 2014 et 2015 n’avaient en effet pas pu être produits.
Le bilan 2015 fait mention de 1,4 million de jeunes reçus dans les missions locales, dont 1,2 million en entretien, et de 524.000 entrées en emploi.
Les résultats de 2016 sont un peu meilleurs : 41% d’entrées en emploi en 2016 contre 37,4% en 2015. Le nombre de jeunes entrés en garantie jeunes a aussi augmenté : de 34.000 en 2015 à 54.000 en 2016.
Source : Localtis

La MLP aux rencontres de l’INJEP : les évolutions dans les pratiques citoyennes des jeunes

Représentée par Karine Lebihan et David Ouzilou (chargés de mission engagement citoyen), la Mission Locale de Paris était présente aux rencontres nationales de l’INJEP pour participer aux différents débats autour de l’engagement des jeunes.
Alors que la question de la participation des jeunes à la vie de la cité fait débat, plusieurs enquêtes montrent au contraire que ces derniers semblent s’engager plus que jamais. En interrogeant profondément leur rapport à la citoyenneté et à la démocratie, des mutations s’opèrent quant aux nouveaux espaces d’expressions et de participations des jeunes. À travers notamment des dispositifs d’engagement comme le volontariat ou le bénévolat, les aspirations des jeunes à s’engager augmentent. rapport-2017-07-barometre-credoc

La jeunesse et son engagement au cœur des réflexions de la Mission Locale de Paris

Le développement du service civique et du BAFA citoyen permettent d’encourager la participation citoyenne.
Cependant, bien que l’engagement des jeunes soit en hausse, de fortes disparités sociales demeurent. C’est pourquoi, le rôle de la Mission Locale de Paris est particulièrement nécessaire pour identifier les freins et les ressorts afin de diversifier davantage les profils des jeunes engagés.

Les rencontres de l’INJEP ont permis à la Mission Locale de Paris de partager son expérience en faveur du renforcement de la mixité sociale des jeunes engagés.

Les conseillers de la Mission Locale de Paris à l’Ecole 42

C’est une opportunité qu’une vingtaine de conseillers ont saisi jeudi 14 décembre, rien de plus efficace que de connaître une formation pour la prescrire !
Une présentation a été réalisée par Charles Maublanc, chargé de communication, dans l’amphi de l’Ecole 42. Des étudiants, tous aux profils atypiques, nous ont fait une visite complète des locaux situés dans le 17ème. Une ambiance moderne avec salles informatiques équipées de Mac avec applications pour choisir sa place, food-truck, salle de jeux, espaces de restauration, œuvres de street art aux murs : un site qui a servi de base pour la création récente d’un deuxième campus 42 aux USA.



L’Ecole 42, c’est quoi ?

L’Ecole forme aux métiers de développeur web en 3 ans. Pas de cours, pas de profs : à 42 ce sont les étudiants eux-mêmes qui sont en charge de leur réussite et de la réussite de leurs camarades par un fonctionnement participatif. Chaque étudiant progresse à son propre rythme par un fonctionnement participatif.
En chiffres : 70 000 candidatures chaque année, 4 000 personnes sélectionnées à la piscine (par promo de 300 recrutés). Au final, 1 200 élèves chaque année entrent à l’Ecole 42.

Comment on y rentre ?

1ère pré sélection : Remplir un formulaire sur Internet – passer des tests
L’épreuve de « la Piscine » : c’est un mois passé dans les locaux de 42 à Paris pour découvrir l’école, la méthode d’apprentissage et savoir ce qu’est la programmation. Le programme de la Piscine part de zéro et ne demande aucune connaissance.

Quel plus pour la Mission Locale de Paris ?

20 places sont réservées pour la Mission Locale de Paris sans la première présélection.
Pour en profiter, chaque jeune doit se rapprocher de son conseiller


Date des prochaines piscines : Février-Juillet-Août-Septembre

Pour en savoir plus : le site http://www.42.fr

2ème édition du Club des Jeunes diplômés : venez activer votre réseau !

Le « Club des Jeunes diplômés » rassemble des personnes, diplômées de Bac+2 à Master, qui désirent créer des relations propices à l’insertion du monde du travail. Sa priorité est de générer de véritables synergies entre pairs et de bénéficier de conseils individualisés de professionnels interne à la Mission locale de Paris ou partenaires.

Les bénéfices professionnels sont les suivants : booster sa notoriété, développer son business, fidéliser son relationnel, profiter de l’expertise des membres, échanger des expériences professionnelles, intégrer un incubateur de nouvelles idées, trouver un stage, une formation, un emploi…

Les bénéfices personnels sont aussi très variés : booster sa recherche d’emploi, entraîner sa communication, découvrir de nouveaux lieux, s’enrichir humainement et socialement, intégrer une communauté solidaire, exprimer sa créativité et son leadership.

Venez activer votre réseau avec la Mission Locale de Paris et profiter :
– Des offres d’emplois ciblées jeunes diplômés
– Des offres de formation
– Des offres en service civique et Garantie Jeune
– Des conseils CV et simulations d’entretiens


Participez à la prochaine rencontre du Club des Jeunes Diplômés de la Mission locale de Paris le Mercredi 20 décembre 2017 au :
Café Reflets – Centre CERISE – 46 rue Montorgueil 75002 Paris – Metro : Sentier, Etienne Marcel ou Les Halles


Je participe à la rencontre du Club des Jeunes diplômés en remplissant ce mini-formulaire :

Formulaire de contact

La santé des jeunes vue par la Mission Locale de Paris

Quels sont les constats au niveau de la santé chez les jeunes ?

Bien souvent délaissée par les jeunes, la santé reste difficile d’accès et garde l’aspect d’un élément accessoire dans leur quotidien. En effet, les jeunes suivis en Mission Locale déclarent plus fréquemment des défauts de couverture maladie et une partie d’entre eux ne recourent pas à leurs droits : 9% des jeunes suivis en Mission Locale déclarent n’avoir aucune couverture maladie, 42% n’avoir pas de couverture complémentaire. (Etude DARES Janvier 2017).
De plus, selon l’étude du CETAF (Centre technique d’appui et de formation des centres d’examen de santé – 2011), près d’un tiers des jeunes en mission locale ont une perception négative de leur santé, contre 15% à 17% des jeunes en études ou actifs. S’ils ne présentent pas d’addictions plus sévères, les jeunes en difficulté d’insertion déclarent des violences subies (psychologiques, physiques ou sexuelles) plus nombreuses, se sentent davantage discriminés et ont connu, dans leur enfance, un environnement familial plus instable.
Ils sont deux fois plus nombreux que les jeunes actifs à témoigner d’une souffrance psychique: parmi eux, un jeune sur cinq a déclaré une tentative de suicide.
Or, la situation des jeunes peut vite se dégrader si cela n’est pas pris en compte et peut constituer un véritable frein à leur l’insertion professionnelle.

Quid de la MLP et de l’offre de service santé ?

L’offre de service santé de la Mission Locale de Paris a été organisée autour de ces constats en développant des partenariats et des actions en lien avec : l’accès aux droits (comme les ateliers santé tenus par la CPAM et la CRAMIF sur nos sites), l’accès aux soins (partenariat de longue date avec l’unité Guy Môquet qui offre des bilans de santé gratuits par exemple), la prévention des conduites à risques (des stands et ateliers tenus par les associations La Corde Raide, Charonne et l’Anpaa) , la santé mentale (la présence de psychologues sur nos sites par le biais de permanences) et enfin le handicap (partenariat avec la MDPH et du Cap emploi notamment). Nous souhaitons, en plus de l’existant, proposer des temps forts sur l’année pour promouvoir cette thématique afin que les jeunes puissent se saisir davantage de cette offre de service.

C’est pourquoi cette semaine, nous avons proposé un Rallye de la Santé avec comme mot d’ordre : BIEN DANS MES BASKETS ! Nous voulions en effet, faire passer un message fort et de façon positive. La semaine s’est terminée en beauté avec l’après-midi sportive (vendredi 8 Décembre de 14h à 17h) au Gymnase Georges Carpentier dans le 13ème.

Nous en profitons d’ailleurs pour remercier les jeunes en BAFA Citoyen et les collègues qui ont porté ce projet avec nous ; ainsi que l’ensemble des partenaires qui ont répondu à notre sollicitation. Pour conclure, nous souhaitons rappeler que nous avons des référents santé/handicap sur les sites et que je suis également à votre disposition pour toutes questions liées à cette thématique.

VOX MILO : la vidéo comme outil d’insertion sociale et professionnelle des jeunes

La vidéo utilisée comme outil d’insertion sociale et professionnelle : l’idée est plutôt originale.

Pourtant, de plus en plus de Missions Locales prennent le parti d’utiliser cet outil comme levier dans le parcours d’insertion sociale et professionnelle des jeunes qu’elles accompagnent.

Aussi ce projet est destiné à développer ce type d’actions dans toute la France et à « donner à voir » les productions locales sur une plateforme commune de diffusion : VOX MILO, la Web TV des jeunes de Missions Locales.

La production des reportages au niveau local sera encouragée par deux types d’actions organisées à l’échelle nationale : un festival annuel et des ateliers réguliers.
lien : site de l’unml.

Concours Déclics jeunes 2018 : Dernière ligne droite !

Les inscriptions au Concours des bourses Déclics jeunes sont ouvertes jusqu’au 30 novembre 2017.Les bourses Déclics jeunes de la "Fondation de France" s’adressent à des jeunes de 18 à 30 ans désireux de réaliser leur vocation à travers un projet personnel, original et ouvert sur les autres, dans les domaines les plus divers : art, artisanat, culture, sciences, techniques, action sociale, humanitaire…

Pour candidater, les jeunes porteurs de projet doivent s’inscrire en ligne su le site de la fondation de france et renseigner un questionnaire auquel ils doivent joindre une lettre de recommandation. Au terme d’un long processus de sélection, les 20 lauréats dont le projet aura été sélectionné recevront chacun une bourse de 7600 euros. L’édition 2018 du Concours Déclics jeunes est ouverte du 15 septembre au 30 novembre 2017.

La candidature s’effectue exclusivement en ligne, en deux temps :

1) L’inscription au concours du 15 septembre au 30 novembre 2017

Cette phase, obligatoire, permet de vérifier l’éligibilité de votre projet. Toutes les candidatures transmises avant le 30 novembre 2017, 23h59, seront étudiées par les Comités de lecture de la Fondation de France. Seuls les projets présélectionnés à l’issue de ces Comités de lecture auront la possibilité d’accéder à la deuxième phase :

2) La soumission du dossier de candidature du 1er janvier au 14 février 2018

Les candidats présélectionnés devront compléter un dossier en ligne et préciser ainsi leur projet. Seuls les dossiers dûment complétés avant le 14 février 2018, 23h59, seront pris en considération.  Les dossiers seront étudiés par les Comités de lecture qui établira la liste des projets présélectionnés. Ces projets seront transmis pour instruction à des experts du champ dont relève le projet des candidats. Les meilleurs dossiers seront présentés au Jury pour décision.

Pour toute question, vous pouvez écrire à BoursesDeclicsJeunes@fdf.org

Jeudi 16/11/2017 : Jobs Day / Une journée dédiée à la rencontre entre les jeunes et les recruteurs

Jeudi 16 après-midi a eu lieu le « Jobs day » de la MLP. Sur chaque site d’accueil un(e) chargé(e) de filière/de mission ainsi que des correspondant(e)s emploi ont présentés les opportunités des filières, les offres « hors filière », notamment les offres récurrentes.
A cette occasion, une à deux entreprises ont été invitées sur chaque site afin d’informer et recruter des jeunes de la MLP. Voici la liste de ces entreprises : BHV, Carrefour Market, Proman Intérim, Fiducial, la Petite Reine, CNAM, Phone Régie, Bim Bam Job, DRH Ville de Paris, Sushi Shop, Adecco, Macdonalds.
Une journée réussie pour le Jobs Day avec une participation de 200 jeunes sur l’ensemble des sites et plus de 450 entretiens, mais aussi des Forums, Job dating, ateliers CV/RAE et de mises en relation avec des professionnels.
Le prochain « Jobs Day » aura lieu le mercredi 13 décembre 2017

LIVRE BLANC DE L’AEF : Huit leviers d’action pour favoriser l’emploi des jeunes

A l’occasion du salon Jeunes d’Avenir, le groupe AEF a  lancé un livre blanc pour promouvoir les bonnes pratiques et les initiatives efficaces pour stimuler l’emploi des jeunes précaires.

 

La Mission Locale a contribué à l’écriture de ce livre blanc, notamment afin de dresser un constat sur l’insertion des jeunes.

 

Huit leviers d’actions pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes en précarité. C’est ce que propose le livre blanc élaboré par le groupe de presse professionnelle AEF, en partenariat avec le Lab’Ho (observatoire de l’emploi The Adecco Group), synthétisant les recommandations et engagements de responsables d’entreprises et de branches professionnelles. Présenté le 26 septembre 2017 à Muriel Pénicaud, ministre du Travail, lors du salon Jeunes d’avenir, organisé par l’AEF à Paris, le livre blanc, parrainé par neuf personnalités du monde économique, du Medef et de la CPME*, intervient au moment où le gouvernement lance son grand plan d’investissement, qui comprend tout un volet sur le renforcement des compétences et l’employabilité, avec 6,7 milliards d’euros fléchés sur un million de décrocheurs, et 7,1 milliards sur un million de chômeurs peu qualifiés de plus de 25 ans.
« Malgré l’importance des moyens financiers mobilisés et les progrès enregistrés ces dernières années, notre pays compte encore chaque année 100.000 jeunes qui sortent du système éducatif sans diplôme ni qualification, et près d’un million qui restent éloignés de l’emploi », rappelle l’AEF dans le livre blanc.
Les actions proposées ne sont pas nouvelles, les partenaires du livre blanc ayant préféré favoriser la simplification, la coordination, le décloisonnement et la généralisation des dispositifs qui fonctionnent plutôt que d’en lancer de nouveaux. Des dispositifs et aides publiques dont le coût s’élève, d’après la Cour des comptes (« L’accès des jeunes à l’emploi », septembre 2016) à 10,5 milliards d’euros en 2015 (57% pour l’apprentissage, 19% pour les contrats aidés, 14% pour l’accompagnement et 10% pour la formation professionnelle continue).

 

Une formation aux compétences comportementales

 

Parmi les recommandations : rapprocher l’école de l’entreprise. Les auteurs proposent ainsi de tisser des liens plus forts entre les élèves, enseignants, parents et les entreprises et branches professionnelles, mais aussi entre les organismes de formation et les enseignants. Ils recommandent d’intégrer un stage en entreprise dans le cursus de tous les enseignants et de mieux organiser la prévention vers les publics les plus fragiles (identification à partir de la cinquième des jeunes en situation de pré-décrochage).

Au-delà des formations académiques, le livre blanc insiste aussi sur la nécessité de développer les compétences comportementales des jeunes (« soft skills », sic), comme la ponctualité, la politesse, la présentation, les aptitudes relationnelles, à travers des modules intégrés systématiquement dans les formations, et un programme de formation à ces compétences dans les services publics de l’emploi, notamment dans les missions locales.

Les auteurs préconisent aussi de privilégier les dispositifs intensifs, par exemple les écoles de la deuxième chance (comme la Cour des comptes l’a proposé avant eux), et d’appuyer par des incitations fiscales et/ou sociales pérennes les entreprises qui s’engagent dans une politique en faveur de l’insertion de ces jeunes. Ils proposent aussi de rechercher l’efficacité et la simplification, en passant « d’une logique de moyens à une logique de résultats pour mieux flécher les aides publiques vers ce qui fonctionne ». L’idée est d’évaluer le nombre de jeunes qui sont entrés en emploi par rapport aux difficultés qu’ils avaient à la base (résultat) et non le nombre de jeunes qui bénéficient des dispositifs (moyens mis en place).

 

Cinq chantiers lancés dès l’automne

 

Le livre blanc propose aussi de lever les freins à l’apprentissage, via des exonérations de charges pérennes pour les PME et TPE, un meilleur système de bonus-malus pour inciter les entreprises à recruter plus d’apprentis, une plus grande liberté d’affectation de la taxe d’apprentissage et un fléchage d’une partie des financements consacrés aux contrats aidés du secteur non marchand vers l’alternance. Enfin, le document propose de mieux adapter les contenus des formations aux besoins des entreprises, de réduire la fracture numérique et de favoriser l’insertion dans l’entreprise, à travers un label des entreprises inclusives.

« Ce livre blanc n’est pas une fin en soi, explique l’AEF, il faut l’inscrire dans la durée », avec un bilan des actions, prévu dans le cadre du salon Jeunes d’avenir.

Cinq premiers chantiers seront lancés dès l’automne : la création d’un programme de formation pédagogique aux compétences comportementales, le rapprochement entre les missions locales et les entreprises, l’accélération de la mise en emploi des alternants, le renforcement des relations écoles et entreprises, et le rapprochement de l’offre et la demande d’emploi des jeunes par la collaboration avec une start up. Des chantiers auxquels s’ajoutent les engagements pris individuellement par les partenaires du livre blanc, comme celui de Christophe Catoir, président de The Adecco Group, de recruter 20.000 alternants sur trois ans dans son groupe et chez ses clients.

 

Lire l’intégralité ici.

#summercamp #possiblecamp : 13 jeunes femmes accompagnées par Paris Pionnière pour la création d’activité

13 jeunes femmes suivies par la Mission Locale de Paris ont eu la chance d’être accompagnées et coachées pendant trois jours par Paris Pionnière pour tester leur potentiel d’entrepreneuse.

 

 

Le programme s’est déroulé du 18 au 20 juillet dans les locaux de Paris Pionnières, rue du sentier, en plein cœur de la capitale. Les porteuses de projet ont assisté à une série d’ateliers sur la thématique de l’entrepreneuriat qui leur permettent d’acquérir les connaissances nécessaires à la mise en pratique et au lancement de leur idée : se connaître, acquérir des compétences et les renforcer, passer de l’idée à la mise en pratique.
 
Le dernier jour, les participantes ont présenté leur projet devant un jury d’experts du réseau Paris Pionnières au cours d’une session de pitch. Marie Diop, la gagnante, à remporté un accompagnement dédié de septembre à décembre 2017 (un mentorat par une entrepreneure, 5 ateliers sur un domaine d’expertise de son choix, 3 rdv individuels de 1h avec différents experts : 1h sur la Vision et le Design d’offre, 1h sur le Business Model et 1h sur la partie chiffrées, Business Plan et Finances).
Paris Pionnière a souhaité offrir une suite à chaque jeune femme en leur offrant la possibilité de participer à deux sessions d’ateliers de leurs choix.
Interview de Marie DIOP
Lauréate du #possiblecamp à Paris Pionnière

 

 

 

Peux-tu te présenter ?

 

Je m’appelle Marie Diop, j’ai 21ans. J’ai obtenu un Bac Professionnel ARCU (Accueil Relation Clients et Usagers) puis j’ai ensuite enchaîné les petits boulots comme réceptionniste ou hôtesse d’accueil. J’ai tenté de me réorienter pour être auxiliaire vétérinaire mais les formations que j’ai trouvées se situaient à des distances géographiques trop éloignées de chez moi. J’ai donc abandonné l’idée.

 

Qu’est-ce qui t’as amené vers le monde de l’entreprenariat ?

 

Dans le commerce, je n’arrive pas à dénicher le produit qui me correspond et qui me plaît. Étrangement, la France est le pays du romantisme et du charme mais on ne trouve pas le type de fleur que je veux or qu’il est possible d’en trouver à l’étranger.

Je me suis donc dit « Ben pourquoi je le ferai pas ? ». Et tout est parti de là.

 

Qu’as-tu pu en tirer de ces trois jours ?

 

Ils ont été très bénéfiques ! Quand j’ai commencé la session mardi, je ne connaissais rien au monde de l’entreprenariat. Je ne connaissais absolument pas la signification, par exemple, d’un business plan. Et là justement, en 3 jours j’ai acquis une maturité et une connaissance que je trouve tout simplement, magique !

 

Quel fut ton atelier préféré ?

 

« Faire rêver avec son pitch ». Je trouve cela très important car c’est par notre discours que nous pouvons amener le public dans notre univers. Cela prend un certain temps, il faut pouvoir se mettre dans le personnage de l’entrepreneure et donc entreprendre.

 

Peux-tu nous expliquer ton projet ?

 

Mon projet c’est de créer une entreprise de livraison de boîte florale, plus précisément le concept de « rose éternelle », c’est-à-dire le processus de stabilisation des fleurs grâce à la glycérine. Ainsi il sera possible de détenir des fleurs comme figées dans le temps pendant plusieurs mois.

 

 

Interview réalisé par Ludwig Clem

 

Eté de l’apprentissage : des opportunités sont encore à saisir pour la rentrée !

 

 

 

 

L’apprentissage ? Pourquoi pas moi ? 

 

Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié. Son objectif est de permettre à un jeune de suivre une formation générale, théorique et pratique, en vue d’acquérir un diplôme d’État (CAP, BAC, BTS, Licence, Master,…) ou un titre à finalité professionnelle inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), dont l’ensemble des titres professionnels relevant du ministère chargé de l’emploi.

 

L’apprentissage repose sur le principe de l’alternance entre enseignement théorique en centre de formation d’apprentis (CFA) ou en établissement de formation et enseignement du métier chez l’employeur avec lequel l’apprenti a signé son contrat.

 

 

Qui peut bénéficier d’un contrat d’apprentissage?

 

 

Peuvent être engagés en qualité d’apprentis, les jeunes de 16 ans à moins de 30 ans au début de l’apprentissage. Les jeunes âgés de 15 ans peuvent être autorisés à entrer en apprentissage s’ils justifient avoir effectué la scolarité du premier cycle de l’enseignement secondaire (jusqu’à la troisième) ou s’ils remplissent les conditions prévues au sixième alinéa de l’article L.337-3 du code de l’éducation.

 

 

Aucune limite d’âge n’est applicable lorsque le contrat d’apprentissage est souscrit par une personne pour laquelle la qualité de travailleur handicapé est reconnue.

 

 

Il n’est pas nécessaire d’avoir la nationalité française pour être apprenti: aucune autorisation particulière n’est requise pour les citoyen d’un pays de l’Union Européenne ; les étrangers hors Union Européenne doivent se trouver en situation régulière de séjour et de travail.

 

Plus d’infos ici.

 

 

Pour suivre une formation en apprentissage il faut trouver un centre de formation (CFA), mais également un employeur pour vous accueillir.

 

Vous n’avez pas encore trouvé d’employeur ? Des opportunités sont encore disponibles !

 

180 offres en apprentissage sont encore proposées par la Ville de Paris. Elles préparent à des diplômes divers, de tous niveaux, dans des secteurs très variés tels que l’informatique, l’automobile, les espaces verts ou encore l’animation sportive et les services supports.

 

 

Les professionnels de la Mairie de Paris préparent avec efficacité à des diplômes de tous niveaux (du CAP au Master) dans des secteurs très variés:

  • informatique
  • automobile
  • espaces verts
  • restauration
  • animation
  • petite enfance
  • administratif

Avec près de 300 métiers, être apprenti à la Mairie de Paris, c’est aussi et déjà se préparer à passer un test ou un concours à la Ville!

 

 

Apprentis-maîtres d’apprentissage: portraits croisés

 

 

La filière de l’apprentissage permet de concilier vie en entreprise et cours en classe.

 

 

Louis, 23 ans

 

 

Apprenti à la Ville de Paris à la Direction de l’Information et de la Communication (DICOM) depuis octobre 2016

 

Actuellement en formation de documentaliste multimédia à l’INA, Louis travaille au service vidéo du département Paris Numérique une semaine sur deux: «ce stage a une résonance particulière puisque mon maître d’apprentissage a suivi le même parcours que moi; l’aspect professionnel aide à mettre en pratique ce que j’apprends à l’école».

 

 

Marianne

 

Maître d’apprentissage à la Direction de l’Information et de la Communication

 

Marianne, est- ce ta première expérience en tant que maître d’apprentissage ?

 

«Oui, il s’agit de ma première expérience et j’ai d’ores et déjà fait une nouvelle demande pour continuer à être maître d’apprentissage. J’ai moi-même été apprentie en arrivant à la Ville de Paris et je connais bien l’INA puisque j’y ai fait mes études. L’apprentissage permet un partage de connaissances et un réel échange dans le secteur multimédia. C’est donc pour moi un bilan très positif !»

 

 

Pauline, 24 ans

 

 

Apprentie à la Direction de l’Attractivité et de l’Emploi (DAE) depuis octobre 2016:

 

« Je suis en stage à la DAE dans le service de l’économie solidaire et de l’insertion professionnelle du lundi au mercredi puis le reste de la semaine à l’université (ASSAS- Paris 2) en droit public. Mon stage me permet de mettre en pratique ce que j’apprends à l’université car on nous enseigne surtout de la théorie.»

 

 

Isabelle

 

 

Maître d’apprentissage à la Direction des Familles et de la Petite Enfance (DFPE) en tant qu’auxiliaire de puériculture.

 

«En ce qui me concerne, c’est la troisième fois que je suis maître d’apprentissage. Au début, il faut réussir à « détacher » du temps pour son apprentie. Elle est d’ailleurs beaucoup en observation et regarde comment on s’occupe des enfants en pratique.
Il s’agit avant tout d’un vrai projet pédagogique qui demande un investissement et l’envie de transmettre la passion pour son travail. »

 

 

Clémentine, 24 ans

 

 

Apprentie à la Direction des Systèmes et Technologies de l’Information (DSTI) depuis octobre 2016

 

«J’ai demandé un stage pour trois ans car j’ai encore beaucoup à apprendre! J’alterne actuellement deux semaines en stage au Bureau des systèmes d’information et des supports de la DSTI puis une semaine dans une école d’informatique. Ce stage est très enrichissant car il me permet de mettre en pratique ce que j’apprends à l’école. C’est très positif! ».

 

 

Aidons les jeunes à devenir entrepreneurs de leur vie ! avec la fondation LINKLATERS

Le 7 juillet à 14h00, les jeunes de la promotion Garantie Jeunes parrainés par la Fondation d’entreprise Linklaters, en partenariat avec la Mission Locale de Paris, vont recevoir leur certification d’Etincelles au sein du siège de Linklaters LLP: 25 Rue de Marignan, 75008 Paris. Ces jeunes ont bénéficié du programme pédagogique innovant développé par le Réseau Étincelle durant 5 jours au sein de de Linklaters LLP.

 

A partir de leurs passions et de leurs talents, les jeunes Etincelles ont travaillé sur un projet professionnel en relevant un défi : « se mettre dans la peau d’un entrepreneur ». En les mettant au cœur d’une formation de 35 heures, nous leur proposons de reprendre confiance en soi, de valoriser leurs talents, de découvrir le monde de l’entreprise sous un angle pratique, de s’approprier les codes du monde professionnel et de rencontrer & d’échanger avec des entrepreneurs.

 

Grâce à la forte implication des collaborateurs de Linklaters LLP – à travers l’hébergement de cette formation dans leurs locaux, l’animation d’Ateliers Professionnels et de moments d’échanges et de témoignages -, le pilier Découverte du Monde Professionnel de notre programme contribue ainsi au changement de regard des jeunes sur le monde de l’entreprise.

 

 

 

 

L’association RESEAU ETINCELLE a été fondée en 2010 à l’initiative d’entrepreneurs de PME, de grands groupes et de Fondations d’entreprise. Elle a pour mission d’entraîner les jeunes sortis du système scolaire sans diplôme ou avec de faibles qualifications à devenir entrepreneurs de leur vie et de contribuer à leur insertion socio-professionnelle. Cette aventure entrepreneuriale en faveur de la jeunesse a été initiée en Nord-Pas de Calais et a essaimé en Alsace et en Ile-de-France (2012), en Pays de la Loire (2015) et en Rhône-Alpes (2016). Grâce au soutien des partenaires du RESEAU ETINCELLE, plus de 1000 jeunes ont bénéficié de cette initiative. Notre concept innovant de société en faveur de la jeunesse repose sur 2 piliers : une pédagogie innovante centrée sur le jeune & la découverte du monde professionnel.

 

 

 

La Fondation d’entreprise Linklaters, créée en 2015, incarne les engagements pro bono réalisés par Linklaters durant ces 20 dernières années. À travers cette fondation dont la vocation est de soutenir l’engagement du cabinet dans des projets d’intérêt général, Linklaters affirme une ambition sociétale résolument citoyenne et engagée au cœur de son environnement et de la profession d’avocat. La Fondation promeut ce qui fait l’ADN du cabinet en matière de RSE: l’engagement durable dans des projets d’intérêt général. En cohérence avec les actions menées précédemment et les valeurs d’innovation et de créativité du cabinet, la Fondation d’entreprise Linklaters œuvre selon deux axes principaux: la pédagogie solidaire (lutte contre les l’exclusion par l’éducation, aide à l’insertion ou la réinsertion dans l’emploi et accompagnement vers l’entrepreneuriat) et le mécénat culturel (soutien à des expositions majeures dans le domaine de l’art contemporain et constitution d’une collection de photos exposées dans nos locaux.