Lettre d’information

meta

Développer l’autonomie et l’insertion professionnelle des jeunes parisiens de 16 à 25 ans

LIVRE BLANC DE L’AEF : Huit leviers d’action pour favoriser l’emploi des jeunes

LIVRE BLANC DE L’AEF : Huit leviers d’action pour favoriser l’emploi des jeunes

A l’occasion du salon Jeunes d’Avenir, le groupe AEF a  lancé un livre blanc pour promouvoir les bonnes pratiques et les initiatives efficaces pour stimuler l’emploi des jeunes précaires.

 

La Mission Locale a contribué à l’écriture de ce livre blanc, notamment afin de dresser un constat sur l’insertion des jeunes.

 

Huit leviers d’actions pour favoriser l’accès à l’emploi des jeunes en précarité. C’est ce que propose le livre blanc élaboré par le groupe de presse professionnelle AEF, en partenariat avec le Lab’Ho (observatoire de l’emploi The Adecco Group), synthétisant les recommandations et engagements de responsables d’entreprises et de branches professionnelles. Présenté le 26 septembre 2017 à Muriel Pénicaud, ministre du Travail, lors du salon Jeunes d’avenir, organisé par l’AEF à Paris, le livre blanc, parrainé par neuf personnalités du monde économique, du Medef et de la CPME*, intervient au moment où le gouvernement lance son grand plan d’investissement, qui comprend tout un volet sur le renforcement des compétences et l’employabilité, avec 6,7 milliards d’euros fléchés sur un million de décrocheurs, et 7,1 milliards sur un million de chômeurs peu qualifiés de plus de 25 ans.
« Malgré l’importance des moyens financiers mobilisés et les progrès enregistrés ces dernières années, notre pays compte encore chaque année 100.000 jeunes qui sortent du système éducatif sans diplôme ni qualification, et près d’un million qui restent éloignés de l’emploi », rappelle l’AEF dans le livre blanc.
Les actions proposées ne sont pas nouvelles, les partenaires du livre blanc ayant préféré favoriser la simplification, la coordination, le décloisonnement et la généralisation des dispositifs qui fonctionnent plutôt que d’en lancer de nouveaux. Des dispositifs et aides publiques dont le coût s’élève, d’après la Cour des comptes (« L’accès des jeunes à l’emploi », septembre 2016) à 10,5 milliards d’euros en 2015 (57% pour l’apprentissage, 19% pour les contrats aidés, 14% pour l’accompagnement et 10% pour la formation professionnelle continue).

 

Une formation aux compétences comportementales

 

Parmi les recommandations : rapprocher l’école de l’entreprise. Les auteurs proposent ainsi de tisser des liens plus forts entre les élèves, enseignants, parents et les entreprises et branches professionnelles, mais aussi entre les organismes de formation et les enseignants. Ils recommandent d’intégrer un stage en entreprise dans le cursus de tous les enseignants et de mieux organiser la prévention vers les publics les plus fragiles (identification à partir de la cinquième des jeunes en situation de pré-décrochage).

Au-delà des formations académiques, le livre blanc insiste aussi sur la nécessité de développer les compétences comportementales des jeunes (« soft skills », sic), comme la ponctualité, la politesse, la présentation, les aptitudes relationnelles, à travers des modules intégrés systématiquement dans les formations, et un programme de formation à ces compétences dans les services publics de l’emploi, notamment dans les missions locales.

Les auteurs préconisent aussi de privilégier les dispositifs intensifs, par exemple les écoles de la deuxième chance (comme la Cour des comptes l’a proposé avant eux), et d’appuyer par des incitations fiscales et/ou sociales pérennes les entreprises qui s’engagent dans une politique en faveur de l’insertion de ces jeunes. Ils proposent aussi de rechercher l’efficacité et la simplification, en passant « d’une logique de moyens à une logique de résultats pour mieux flécher les aides publiques vers ce qui fonctionne ». L’idée est d’évaluer le nombre de jeunes qui sont entrés en emploi par rapport aux difficultés qu’ils avaient à la base (résultat) et non le nombre de jeunes qui bénéficient des dispositifs (moyens mis en place).

 

Cinq chantiers lancés dès l’automne

 

Le livre blanc propose aussi de lever les freins à l’apprentissage, via des exonérations de charges pérennes pour les PME et TPE, un meilleur système de bonus-malus pour inciter les entreprises à recruter plus d’apprentis, une plus grande liberté d’affectation de la taxe d’apprentissage et un fléchage d’une partie des financements consacrés aux contrats aidés du secteur non marchand vers l’alternance. Enfin, le document propose de mieux adapter les contenus des formations aux besoins des entreprises, de réduire la fracture numérique et de favoriser l’insertion dans l’entreprise, à travers un label des entreprises inclusives.

« Ce livre blanc n’est pas une fin en soi, explique l’AEF, il faut l’inscrire dans la durée », avec un bilan des actions, prévu dans le cadre du salon Jeunes d’avenir.

Cinq premiers chantiers seront lancés dès l’automne : la création d’un programme de formation pédagogique aux compétences comportementales, le rapprochement entre les missions locales et les entreprises, l’accélération de la mise en emploi des alternants, le renforcement des relations écoles et entreprises, et le rapprochement de l’offre et la demande d’emploi des jeunes par la collaboration avec une start up. Des chantiers auxquels s’ajoutent les engagements pris individuellement par les partenaires du livre blanc, comme celui de Christophe Catoir, président de The Adecco Group, de recruter 20.000 alternants sur trois ans dans son groupe et chez ses clients.

 

Lire l’intégralité ici.