Lettre d’information

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Développer l’autonomie et l’insertion professionnelle des jeunes parisiens de 16 à 25 ans

Actus

De jeunes parisiens embauchés en Emplois d’Avenir à la Préfecture de Police

Leslie et Medhi avec leur conseiller (au centre) Erwan Thomazo.

C’est non moins que dans les beaux salons de la Préfecture de police de Paris qu’une dizaine de jeunes franciliens ont signé, en fin d’année 2013, leurs Emplois d’avenir. Car c’est au sein de cette structure qu’ils effectuent leur emploi (postes administratifs ou techniques) depuis le 16 décembre dernier. Et deux de ces jeunes sont rattachés à la Mission Locale de Paris : Leslie DESTOUR et Medhi MOHAMED. Ces parisiens vont respectivement occuper les postes d’Agent chargé de la gestion des offres de logements privés et d’Agent chargé de l’amélioration du cadre de vie.
Neuf autres contrats supplémentaires ont débuté le 2 janvier dernier, avec encore une fois une jeune parisienne qui répond au nom de Galatée DELAGE. Cette dernière occupe le poste d’Accueil des demandeurs de logements.

L'investissement de conseillers de Mission Locale

De droite à gauche : Antonio CORREIA, directeur général de la Mission Locale de Paris, Bernard BOUCAULT, préfet de police de Paris et Medhi MOHAMED, jeune recruté en Emploi d’Avenir

Ces créations de poste ont pu se réaliser grâce à l’investissement des conseillers de Missions Locales d’Ile-de-France, dans une participation collective des équipes dédiées aux Emplois d’avenir.
Une vingtaine d’autres postes au sein de la préfecture de police de Paris doivent être pourvus au cours de cette nouvelle année. La Mission Locale de Paris étant nommée Mission Locale pivot sur ce recrutement, c’est donc à Erwan Thomazo (Développeur accompagnateur dans l’emploi) qu’il incombe de gérer toute la partie administrative (notamment pour la réalisation des cerfas et des prises de postes effectives). L’embauche de jeunes parisiens ne devrait donc pas être en reste.

La Mission Locale de Paris investie pour le lien social

A l’occasion de ses 40 ans d’existence, Corot Entraide (1) a proposé, en fin d’année 2013, une journée de rencontres autour du sujet du Lien social. L’événement s’est déroulé au Conseil économique, social et environnemental. Au programme : tables rondes, diagnostic, échanges, propositions… Avec pour objectifs :
– de sensibiliser l’opinion publique à l’importance de la protection et de la reconstruction des liens sociaux
– de promouvoir le lien social, au sens le plus large, comme un facteur clé de la prévention de l’exclusion et de la réussite de l’insertionou de la réinsertion de toute personne dans la société.

Nombres d’acteurs de l’entraide, tels que la Banque Alimentaire, l’ACSP(2), Cultures du cœur… étaient présents pour cette journée de réflexion et d’échanges, proposant également des stands d’informations. La Mission Locale de Paris était bien évidemment représentée, cela en les personnes de Corine Crestey, conseillère, Emmanuelle Philippe, chargée de mission logement et Isabelle Charton, chargée de mission hébergement /logement. Une présence non négligeable. En effet, l’association parisienne se fait forte de tendre toujours davantage à une amélioration de l’aide apportée aux jeunes parisiens en situation de précarité.

Les missions locales présentes au Salon Jeunes d’Avenir

(*) Premier à gauche : Erwan Thomazo, conseiller Emploi d’Avenir à la mission locale de Paris.
Deuxième à gauche : Nour Benamar, jeune en Emploi d’Avenir

12 000 jeunes ont foulé le sol de la grande Halle de la Villette lors des deux jours du Salon Jeunes d’Avenir les 29 et 30 novembre dernier. L’opportunité pour les missions locales d’apporter leur savoir-faire : accompagnement, orientation, conseils.
Pour se faire, la mission locale de Paris avait bien évidemment mobilisé ses conseillers. Cela sur deux espaces : le « Parcours de la réussite » (composé des ateliers suivants : CV, Savoir être, Coaching et Relooking) et le « Stand des missions locales ». Sur ce dernier espace, des offres d’emploi étaient mises à disposition. Un véritable plus pour les jeunes, public des missions locales.

Mais les salons sont également l’occasion de mettre en avant des parcours de réussite. Ainsi, le premier jour de « Jeunes d’avenir », des jeunes ayant accédé à un emploi d’avenir ont été mis à l’honneur et présentés au premier ministre Jean-Marc Ayrault, au ministre de l’emploi Michel Sapin et au ministre chargé de l’économie sociale et solidaire Benoît Hamon. Pour Paris, c’est Nour Benamar qui tenait la vedette (*). Accompagné de son employeur Marie-Annick Paviot, directrice administrative de la Ligue de Paris de Tennis, et de son conseiller Emploi d’Avenir à la mission locale Erwan Thomazo (*), le jeune parisien âgé de 23 ans a pu exprimer sa satisfaction auprès des politiques : « Je suis vraiment très content d’avoir ce CDI en tant qu’agent d’accueil à la Ligue. C’est vraiment grâce à mon conseiller Erwan Thomazo qui m’a suivi, conseillé et soutenu ». Après plusieurs mois de chômage et seulement un BEPC en poche, Nour entrevoit le bout du tunnel : un emploi stable, une formation et des perspectives d’avenir. C’est ce que l’on souhaite aux 12 000 jeunes qui ont poussé les portes du salon Jeunes d’avenir.

Pour que les entreprises aient le déclic jeunes

La Mission Locale de Paris développe une nouvelle initiative en faveur de l'emploi

Le nom de l’action ? Déclic Jeunes. Le public visé ? Des personnes âgées de moins de 26 ans, sans emploi, sans diplôme, avec des projets dans le commerce, l’hôtellerie et/ou la restauration. Les personnes sollicitées ? Des responsables d’entreprises et de structures telles que : BHV, Alinéa, Point P, l’hôtel Pullman, Era Immobilier, Zoum, l’école EMPTTH et Laser Formation. L’objectif ? Faciliter l’intégration dans l’entreprise de jeunes bénéficiaires d’un accompagnement renforcé (*).
Ce ne sont pas moins de 45 jeunes qui ont inauguré dernièrement cette initiative prometteuse. Invités à l’hôtel Pullman, ils sont tout d’abord passés par la case vestiaire auprès de La cravate solidaire . Lookés à l’instar de candidats à l’embauche, les jeunes sont arrivés munis de cartes de visite grand format, supplantant le traditionnel CV (voir l’image ci-dessous).

 

Là, des tables rondes par secteur d’activité, offrant des échanges de 30 à 40 minutes, ont permis d’aborder des thèmes fondamentaux : le processus derecrutement, le métier, l’accès au métier, les attentes des recruteurs, les attentes des jeunes, la posture professionnelle… Des conseils concrets pour des jeunes en perte de repère. L’initiative a permis également de décider de la mise en place d’actions porteuses telles que des PMP (périodes en milieu professionnel) et d’envisager des embauches en CDD. Et cela n’est qu’un début.

(*) Cet accompagnement renforcé est réalisé tout au long de l’année par un groupe de conseillères de la Mission Locale de Paris qui mettent en œuvre quotidiennement le programme ANI (Accord National Interprofessionnel).

Ces jeunes qui doivent reprendre une vie à l’extérieur

Une impression de salle de classe, dans un lycée de banlieue. D’abord on écoute ces professeurs d’un autre genre, venus distiller des conseils, apporter des informations, proposer un accompagnement. Face à ces derniers, on est sage, timide. Puis vient le temps des échanges par petits groupes. Les langues se délient, les postures se font plus décontractées, on comprend qu’ils sont là pour nous aider, nous apporter des solutions: « Je n’ai jamais travaillé mais je suis très motivé. Je touche à tout », lance Farik (1). Retour à la réalité. Ici pas de cours de récréation mais des cours de promenade. Nous sommes à la Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe.

Lutter contre la récidive

Dans cette salle polycultuelle (2) au troisième étage du bâtiment D1, une dizaine de jeunes personnes détenues (âgés de moins de 26 ans) ont été invitées, à quelques jours de leur sortie, à participer au forum IAE. Comprenez Insertion par l’Activité Economique (3). L’initiative est à mettre au compte de la mission locale de Paris, en la personne de Pascal Redondo, coordonnateur Justice de l’association parisienne. L’objectif ? Favoriser l’insertion sociale et professionnelle par l’accès au secteur de l’IAE, afin de lutter contre la récidive.
Alors, les acteurs du secteur ont été conviés à rencontrer une trentaine de jeunes personnes détenues et suivies par la mission locale de Paris. Réparties sur trois bâtiments de la Maison d’Arrêt des hommes, douze structures sont représentées telles que « Secours emploi », « Restaurant du génie » ou encore « SBC Insertion ». Elles sont là pour informer les jeunes sur la finalité de l’Insertion par l’Activité Economique, les inviter à des entretiens professionnels sur l’extérieur et proposer des postes. Sont également représentés la mission locale de paris et le SPIP (service pénitentiaire d’insertion et de probation) du département 91. Cela pour deux heures d’échanges productifs et didactiques.

Interventions pêle-mêle des acteurs de l'IAE

« C’est à travers votre insertion dans le milieu professionnel que nous allons pouvoir vous aider, vous accompagner » – Cécile Lebreton, conseillère justice de la mission locale de Paris.
« Vous allez pouvoir travailler avec nous et nous allons vous accompagner afin que vous puissiez évoluer. Nous allons également travailler sur le comportement au travail ». – Patricia Dupont, responsable Emploi et Insertion à Objectif Emploi Etti
« N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre mission locale dès votre sortie de détention » – Cécile Lebreton, conseillère justice de la mission locale de Paris.
« Les structures de l’IAE vous apportent des réponses pour avancer. Une grande majorité de ceux, qui comme vous, en ont bénéficié à la sortie de détention s’en sont sortis par la suite » – Pascal Redondo, coordinateur justice de la mission locale de Paris.

Et du côté des jeunes

« Ce système, ces aides sont vraiment intéressants. La seule chose que je veux, c’est travailler, alors si on peut m’accompagner pour que je puisse y arriver… »
« Mon petit frère, il est incarcéré ici aussi. Il a 18 ans et est intéressé par le secteur du bâtiment. Je ne savais pas que tout cela existait, je pense que ça va l’aider à lui aussi ».
« Moi j’ai déjà travaillé en tant que cariste, je cherche dans cette branche-là »
« Je ne savais pas que j’avais des compétences pour faire de la vente, je vais pouvoir regarder de ce côté ».
A la fin des deux heures de forum, les jeunes personnes détenuess’affirment plus confiantes. Dans quelques jours, ces jeunes franchiront les murs de la maison d’arrêt. A l’extérieur, tout un système solide et qui a fait ses preuves se mettra en route pour les aider, leur permettre de s’insérer dans notre société, cela à travers l’activité économique.

(1) Le prénom a été modifié pour préserver l’anonymat de la jeune personne détenue.
(2) Dans chaque bâtiment, une salle polycultuelle, sobre, sans signe religieux distinctif, permet à chacun de pratiquer sa religion. Elle est aussi un espace culturel pour des séances cinématographiques ou des concerts.
(3) L’insertion par l’activité économique permet à des personnes sans emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières, de bénéficier de contrats de travail, en vue de faciliter leur insertion professionnelle. L’IAE met en œuvre des modalités spécifiques d’accueil et d’accompagnement, elle constitue un parcours de transition comprenant un travail rémunéré et un accompagnement socio-professionnel.

L’insertion par l’activité économique pour les jeunes parisiens incarcérés ?

Un séminaire pour tout comprendre, échanger et progresser

Plus d’une centaine de personnes. Tous les maillons (1) de la chaîne du processus de l’IAE (Insertion par l’activité économique (2)) sont représentés dans cette salle du Foyer C de la Maison d’Arrêt de Fleury Mérogis. Car ici, l’objectif du séminaire est de développer et de renforcer les liens entre l’IAE et les intervenants professionnels. Cela dans le cadre de la mesure Justice pour les jeunes parisiens, âgés de 18 à 25 ans, durant la détention et après la sortie. Plus précisément, il s’agit de comprendre les logiques d’intervention, de démystifier les représentations que l’on peut avoir du public sous main de justice et d’imaginer de nouvelles modalités de collaborations entre les partenaires. Alors, pas moins de seize intervenants (3) ont mené les échanges autour de deux grandes thématiques :
– De la détention à l’insertion : comment se construit un parcours en IAE ?
– Le Parcours en IAE : diversité des accompagnements et retours d’expériences

Extrait des échanges

« Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à l’administration pénitentiaire. Je me félicite de cette cohésion entre les missions locales et les autres acteurs de l’IAE pour préparer la sortie de notre public » _ Monsieur Moreau, directeur de la Maison d’arrêt de Fleury Mérogis.
« La solution la plus motivante pour ces jeunes sous main de justice est sans nul doute l’insertion par l’activité économique car il ne faut pas oublier que ce public n’est pas forcément prêt à travailler en sortant de détention. Depuis 5 ans, Pascal Redondo (3) et Cécile Lebreton, conseillère Justice à la mission locale de Paris, plus récemment, ont fourni un important travail de partenariat. Grâce à ce travail, chaque acteur a un rapport de confiance sur le diagnostic de l’autre. Ce travail de réseau est fondamental. » _ Madame Lucas-Creps, directrice de la thématique Accompagnement à la Mission locale de Paris.
« Le public des 18-25 ans sous main de justice est particulièrement fragile. Souvent, c’est au second aménagement de peine que les résultats sont les plus concluants. » _ Madame Ballerini, juge d’application des peines au tribunal d’Evry.

Le rôle de la Mission locale de Paris

La Mission locale de Paris tient un rôle important dans ce processus deréinsertion des jeunes parisiens ayant été en détention à la Maison d’arrêt de Fleury Mérogis. A l’occasion de ce séminaire, Stéphane Moretau (3) en décrypte les rouages : « Les conseillers de la Mission locale de Paris, et plus particulièrement les référents Justice, travaillent en collaboration avec les coordonnateurs Justice au sein de la Maison d’arrêt (qui eux-mêmes font le lien avec le CPIP (4) en milieu fermé).
Le déroulé est toujours le même : Après accord du juge d’application des peines d’une permission de sortie, un jeune incarcéré peut être reçu à la mission locale par son référent. Là, le projet de sortie (sortie sèche ou dans le cadre d’un aménagement de peine) est discuté avec le jeune. Ce projet sera confirmé ensuite par le coordonateur Justice en Maison d’arrêt.
Les parcours en IAE, initiés depuis le milieu fermé, constituent des solutions appropriées pour consolider les parcours à la sortie et prévenir efficacement les risques de récidive.
Les conseillers de la Mission locale voient les jeunes durant la période d’incarcération puis à la sortie de la Maison d’Arrêt. Cela afin de suivre les parcours enclenchés dans le cadre de l’IAE.
Ainsi, un point sur les démarches administratives qu’il reste à faire peut être établi, avec l’apport du soutien nécessaire pour la prise de poste (demande de Fonds d’Aide aux Jeunes Parisiens pour la subsistance dans l’attente du premier salaire et/ou pour l’achat de matériel et d’une tenue professionnelle si cela s’avère nécessaire).
L’entretien de sortie permet aussi de faire le lien avec les différents partenaires qui vont intervenir autour de la situation (1).
Le travail en réseau est donc primordial pour assurer un accompagnement efficient des jeunes sous main de justice en parcours IAE. Pour d’une part, être en capacité de réagir au plus vite en cas de « dérapage » du jeune et d’autre part, ajuster les interventions de chacun en fonction des champs de compétences et des missions principales des structures qui accompagnent le jeune ».
Davantage qu’un espace de réflexion, le séminaire IAE et Jeunes parisiens a mis en lumière l’efficacité d’un système. Si le processus de l’IAE représente un mécanisme d’ampleur, constitué de nombreuses pièces de puzzle, il se révèle porteur. Bien évidemment, le procédé est perfectible, mais déjà les résultats sont probants. Nombre de jeunes qui en ont bénéficié ont réussi leur réinsertion ou leur insertion professionnelle après un séjour en détention. Le parcours en IAE, un facteur de lutte contre la récidive pour les jeunes incarcérés âgés de 18 à 25 ans ? Chacun s’accorde à dire que cela ne fait pas de doute pour une grande partie du public concerné.

(1) Partenaires : La mission locale de Paris, pôle emploi 75, la mairie de Paris, la préfecture de Paris, le SPIP (service pénitentiaire d’insertion et de probation) du 91, le SPIP du 75, juges d’application des peines, SIAE (structures d’insertion par l’activité économique)
(2) L’IAE, l’insertion par l’activité économique permet à des personnes sans emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières, de bénéficier de contrats de travail, en vue de faciliter leur insertion professionnelle. L’IAE met en œuvre des modalités spécifiques d’accueil et d’accompagnement, elle constitue un parcours de transition comprenant un travail rémunéré et un accompagnement socio-professionnel.
(3) Intervenants : Monsieur Moreau, directeur de la Maison d’arrêt de Fleury Mérogis ; Madame Oliveira, directrice du SPIP 91 ; Madame Lucas-Creps, directrice de la thématique Accompagnement à la Mission locale de Paris ; Madame Haccoun, directrice des politiques partenariales à la Maison d’arrêt de Fleury Mérogis ; Monsieur Redondo, coordonateur Justice à laMission locale de Paris ; Monsieur Maillet, responsable Mission Insertion à Pôle emploi 75 ; Madame Diallo, conseillère d’équipe IAE Mission Insertion à Pôle emploi 75 ; Monsieur Fernandes, chargé d’insertion au GACS (entreprise d’insertion) ;Madame Théodose, directrice d’antenne au SPIP 91 ; Madame Gazon, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation au SPIP 91 ; Madame Ballerini, juge d’application des peines au tribunal d’Evry ; Monsieur Choukry, conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation au SPIP 75 ; Monsieur Blazquez, directeur de Médiation Insertion Formation ; Monsieur Moretau, conseiller référent Justice à la Mission locale de Paris, Monsieur Hardouin, chef du département prévention de la délinquance et assistance aux sans-abris à la mairie de Paris, Madame Dupont, responsable emploi et Insertion à Objectif Emploi ETTI et Monsieur Larribe, chargé accompagnement dans l’emploi au sein de l’association Espaces
(4) CPIP : Conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation

Forum Paris Pour l’Emploi : Job dating, CV vidéo, conseils…

La mission Locale de Paris n'a pas lésiné sur les moyens pour accompagner son public

Alors que le forum Paris Pour l’Emploi regroupait 2000 recruteurs issus de 500 entreprises proposant des centaines d’offres d’emploi, la Mission Locale de Paris a déployé ses effectifs et les moyens nécessaires pour accompagner son public. Pas moins de dix personnes étaient présentes sur le stand de la Mission Locale de Paris sous le chapiteau place de la Concorde. Au programme : vérification de l’éligibilité des candidats auxemplois d’avenir, conseils (rédaction d’un CV, d’une lettre de motivation, quelles entreprises cibler…), réalisation de CV vidéo express et job dating. Succès au rendez-vous avec pas moins de seize recruteurs sur le stand et des centaines de candidats. Les médias ont relaté l’événement :
franceinfo.fr
lexpansion.lexpress.fr

Les élus ont tenu également à se rendre sur place. A l’affiche : le ministre de l’emploi Michel Sapin, la première adjointe au maire de Paris Anne Hidalgo, l’adjoint au maire de Paris chargé de l’emploi Christian Sautter, l’adjointe au maire de Paris chargée de la jeunesse et présidente de la Mission Locale de Paris Isabelle Gachet… Cela, au cœur d’un forum emploi à grande échelle.

say-yess.com

Dans le cadre du sujet « Les emplois aidés, une porte d’entrée pour travailler dans le secteur de l’économie sociale et solidaire », Say-yess.com a interviewé Morgane Sauriau, Développeuse accompagnatrice dans l’emploi à la Mission Locale de Paris.




« Petit Déjeuner Emploi mode d’emploi »

Suite des actions transversales « emploi-logement » au sein des structures d'hébergement parisiennes

Dans la continuité des actions « Petit déjeuner Emploi mode d’emploi » menées au sein de deux Foyers de Jeunes Travailleurs parisiens (ALJT Diderot et FJT Relais Accueil), Violaine Dujardin (référente Logement sur le site Belliard de la Mission Locale de Paris) et Emmanuelle Philippe (chargée de Mission Logement sur le site Soleil de la Mission Locale de Paris), ont co- animé un atelier au sein du CHRS Urgence Jeunes le 8 octobre 2013, suite à une demande de Mr Lemeux Directeur et de son équipe.

Quarante jeunes suivis conjointement par Urgence Jeunes et la Mission locale de Paris ont été conviés. Vingt-quatre se sont présentés.

Cette action a permis de :

 

  • Présenter à nouveau la structure de la Mission Locale de Paris auprès des jeunes potentiellement décrocheur d’un suivi en mission Locale
  • Présenter les Emplois d’Avenir,
  • Faire un point avec les jeunes sur leurs attentes professionnelles,
  • Permettre à ces jeunes, isolés du fait d’un hébergement en hôtels éclatés, d’échanger entre eux sur des pistes d’emploi,
  • Renforcer un partenariat historique avec le CHRS Urgence jeunes.

 

Cette action « Petit Déjeuner Emploi mode d’emploi » sera réitérée le 7 novembre à l’ALJT Marcadet par Violaine Dujardin et Cécile Ducros du site Belliard de la Mission Locale de Paris et le 21 novembre au FJT l’Etape Blanqui par Emmanuelle Philippe et Bénédicte Semelle du site Soleil de la Mission Locale de Paris.

Rencontre avec quatre jeunes au Safip Synergie

De gauche à droite: Mohamed, Sekou, Kevan et Dominique

Le Safip Synergie est un des cinq Parcours de Projet Professionnel (PPP) parisiens. Il a mené de front plusieurs actions vers la sécurisation des parcours, dont le « Parcours parisien vers l’apprentissage » (initié en 2011).
Le mois de Mars 2013 a vu naître un projet quelque-peu différent — et non moins audacieux — au travers du Parcours de projet professionnel en lien avec le secteur de l’évènementiel. Le thème choisi est ici un prétexte: l’idée n’est pas de préparer les stagiaires à intégrer ce secteur très peu porteur…Ils n’ont pas eu à chercher un premier lieu de stage puisque ce dernier a déjà été mis à leur disposition (dans différentes salles de spectacle) grâce à l’aide de Patrick Gosset… De plus, les jeunes ont débuté leur formation par l’élaboration d’un projet collectif… Enfin, le public cible n’est pas les jeunes issus des Missions Locales mais ceux des clubs de prévention (animés par des éducateurs de rue). Qu’est ce que tout cela signifie?
Pour la première fois, Synergie tord les règles de son fonctionnement habituel. L’enjeu est de taille: Identifier le public et le réconcilier avec les institutions. Lui donner les moyens de reprendre une formation à plein temps. Puis le raccrocher au projet réaliste et réalisable. Par la même occasion le raccrocher à la Mission Locale, avec qui il n’est plus en contact. Quitte à fournir un programme clés en main pour fidéliser le jeune. Mais il faut également lui donner envie de poursuivre son insertion professionnelle.
Nous avons rencontré quatre de ces jeunes pour faire le point sur la pertinence de l’action.

Interview :

 

Mission Locale de Paris (MLP) : Est-ce que vous pouvez vous présenter chacun votre tour, en me précisant quel est votre projet professionnel ?

Kevan : « Kevan, je viens du club de prévention Jeunesse Feu Vert – Fougères et mon projet c’était de devenir ingénieur du son« .
Dominique : « Dominique, je viens aussi du club Fougères. Mon projet, c’était de rentrer dans un grand groupe type la SNCF ou la RATP« .
Sekou : « Je m’appelle Sekou, moi mon club de prévention, c’est celui de la Rue des Enverges dans le 20ème. Mon projet, c’était dans l’hôtellerie restauration, le service… »

MLP : Merci à vous trois. Qu’est-ce que cette formation de Synergie vous a concrètement apporté ?

Sekou : « Ben elle nous a ouvert d’autres portes ! »

MLP : Est-ce que tu pourrais développer ?

Sekou : « Si on n’avait pas fait cette formation, on ne sait pas où on serait à l’heure actuelle…« (Kevan le coupe)
Kevan : « Pour moi personnellement, cette formation est tombée au bon moment. Je voulais chercher ce que je voulais faire de ma vie et aujourd’hui je peux dire que cette formation m’a permis de trouver ma voie. C’est un bilan plutôt positif« .

MLP : Dominique, tu veux ajouter quelque chose ?

Dominique : « Non c’est bon…tout est dans ce qu’ont dit les autres. »

MLP : D’accord. Selon vous, quels ont été les moments forts de votre parcours ? (ils réfléchissent) Les souvenirs que vous retenez ?

Sekou : « Les bons moments…y avait quoi ?.. ».
Dominique : « Le film ! » (ndlr: leur projet collectif, la réalisation d’un court métrage d’horreur)
Kevan : « Oui le film…les stages »
Dominique : « Les stages, oui »
Kekan : « Les stages c’est des bons souvenirs. Les stages euh….mais même les journées simples où il y avait de la formation, ça pouvait être de bons souvenirs. »
Sekou : « Chaque jour nous a permis d’apprendre de nouvelles choses, que cela soit en stage comme à Synergie. C’est pas comme si tu stagnais, tu avances chaque jour un peu plus, ça permet de voir ce qu’on voulait faire ; ça nous a peut-être ouvert les yeux en fin de compte. »

MLP : Ouvert les yeux sur l’avenir, tu veux dire ?

Sekou : « Oui voilà c’est ça. (les deux autres acquiescent) Ouvert les yeux sur les erreurs à ne pas faire. »
Kevan : « Sur les possibilités qu’on avait, par rapport à notre niveau. »

MLP : Donc vous voulez dire que cette formation vous a apporté un certain réalisme par rapport à...(Kevan intervient)

Kevan : « …par rapport à la société d’aujourd’hui, au marché de l’emploi, oui. »

MLP: Question inverse, est-ce que vous auriez des reproches à faire à cette formation ? Avez-vous noté des points négatifs ?

Kevan : « Moi j’ai noté un point négatif mais il ne peut pas être modifié. Ca concerne les revenus et ce dès le début de la formation. Pour manger le midi notamment, quand on débute la formation et qu’on a zéro euro en poche…il faut bien manger…et en sachant que les formateurs nous disent que c’est mieux de rester sur place, sans argent pour manger aux alentours, c’est pas logique. Une heure de pause, ce n’est pas assez. Il faudrait soit des revenus dès le départ, soit rallonger le temps de pause déjeuner ».

MLP : Sekou et Dominique, vous voulez ajouter autre chose ?

Sekou : « Non pas spécialement. »

MLP : Les éducateurs spécialisés vous ont présenté cette formation avec pour but de découvrir les métiers du secteur de l’Evènementiel et du spectacle. Est-ce que l’un d’entre vous aujourd’hui aurait des perspectives dans ce milieu ?

Sekou : « Non pas spécialement. Moi je ne visais pas le spectacle mais le secteur de la Restauration, le métier de serveur. Ca n’a rien à voir avec le spectacle, après pourquoi pas car les stages nous ont appris comment ça fonctionne dans ce milieu. Dans l’Evènementiel, il y a aussi de la restauration, il y a un peu de tout en fin de compte, ils organisent plein de choses. Il faut aussi de la Restauration dans le spectacle après tout. »

MLP : Qu’est-ce que vous envisagez à la suite de cette formation ?

Sekou : « De la recherche d’emploi pour moi, dans le service. »
Dominique : « Pareil pour moi, de la recherche d’emploi mais dans les grandes boîtes si possible. »
Kevan : « Oui pareil pour moi aussi, en attente… »

MLP : Est-ce que vous comptez vous inscrire à la Mission Locale ? Ou vous estimez que ce ne sera pas nécessaire ?

Sekou : « On est déjà inscrits à la Mission Locale, on l’a fait pendant notre formation. »

MLP : D’accord mais pensez-vous que la Mission Locale pourra vous être utile pour la suite ?

Kevan : « ...Franchement ?… »
Sekou : « Ca dépend, par exemple si on a besoin de rechercher un emploi pour la suite. Là pour le moment, grâce à Synergie, j’ai pu trouver un deuxième stage par moi-même et on va voir sur quoi il va déboucher. Si ça se passe bien, il y aura peut être des opportunités pour un CDD et on peut espérer un CDI. Je sais pas si la Mission Locale me servira à grand chose si je peux parvenir à faire les choses par mes propres moyens... »

MLP : Merci de ta franchise. C’est une opinion qui doit être relevée pour nous autres conseillers. Dans ce cas, j’ai une dernière question : est-ce que vous pensez que cette action de formation, ouverte aux jeunes issus de clubs de prévention parisiens, doit être renouvelée ?

Dominique : « Ah pour d’autres jeunes ? Oui mais en un peu plus long. »
Kevan : « Genre un mois de plus... »
Sekou : « Et avec plus de côté professionnel. Moins de cours. Plus de stages ou de choses à apprendre dans le monde professionnel par exemple… »

MLP : Plus d’immersion, tu veux dire ?

Sekou : « Oui exactement. »

MLP : Est-ce que vous auriez autre chose à ajouter globalement sur notre entretien ? (ils déclinent de la tête)
Dans ce cas, pour moi aussi tout est clair. Je vous remercie tous les trois pour vos témoignages. Bonne continuation à vous !

Accès à la qualification dans la Grande Distribution

La Mission Locale de Paris, en partenariat avec Solidarité Jalon pour le Travail (SJT) Paris et AMB Formation, a organisé une deuxième action de formation pour permettre aux jeunes stagiaires de se préparer aux métiers de la Grande Distribution. La pré-sélection des candidats a eu lieu dans les locaux du 11ème arrondissement de Paris le 5 avril 2013.

Une sélection basée sur les postures professionnelles et la motivation

Dix-huit jeunes furent positionnés sur cette action, dont dix-sept provenant de la Mission Locale de Paris. Cependant, afin de valider définitivement leur entrée en formation, ceux-ci ont dû satisfaire les exigences d’un plateau technique spécialisé. Dix stagiaires ont finalement été retenus à l’issue de cette épreuve ayant eu lieu le vendredi 12 avril.

Les abandons et l’échec de certains au plateau technique ont conduit les partenaires à procéder à une deuxième sélection pour compléter le nombre de participants. Huit autres candidats furent donc sélectionnés le 10 Avril. Finalement, dix-huit jeunes ont démarré la formation lundi 15 avril 2013.

Une action bien huilée

Un bilan intermédiaire a été dressé entre le SJT Paris et la Mission Locale de Paris le 12 Juin 2013. A cette date, un seul jeune a abandonné le parcours. La formation a suivi son cours avec dix-sept jeunes jusqu’à la mi-juillet 2013, date à laquelle ces derniers ont clôturé leur parcours par l’obtention du CCP1. Avec l’adhésion des jeunesau fonctionnement du dispositif, leur implication en stage et leur réussite à l’examen, cette deuxième action peut se targuer d’être un succès. Elle sera sans doute renouvelée sous le même mode opératoire vers l’automne 2013.

Un président de la république à la Mission Locale de Paris

La Finlande s'intéresse au système français

Même un policier présent pour assurer la sécurité n’a pu réprimer sa surprise : « Que le président finlandais se rende à l’Elysée puis à l’ambassade je comprends, mais pourquoi ici ? ». Il faut dire que l’événement n’est pas courant : le plus haut personnage d’un Etat, même si ce dernier dépasse légèrement les 5, 2 millions d’habitants, se rendant sur un site de la Mission Locale de Paris. Pourquoi une telle visite ? Car le modèle français fait mouche. L’accompagnement global des jeunes en situation de précarité n’a pas manqué de faire ses preuves depuis trente ans, avec des conseillers toujours à l’écoute. Alors, au-delà des frontières de l’Hexagone, on s’intéresse au fonctionnement des missions locales françaises.

Présentation des axes de travail

Le Président Sauli Niinistö a ainsi profité d’une visite officielle à Paris où un entretien avec le Président François Hollande était programmé pour venir s’informer. Il est arrivé à 11 heures, ce mercredi 10 juillet, au 149 rue Belliard, dans le 18ème arrondissement parisien. Là, responsables de la Mission Locale de Paris, élus parisiens et représentants du ministère de l’emploi l’attendaient. Mais également des jeunes recrutés en emplois d’avenir, accompagnés de leurs employeurs. Objectif ? Présenter les axes de travail desmissions locales (l’accompagnement global, les outils d’accompagnement…) et offrir des témoignages de parcours qui ont mené à l’emploi. Sauli Niinistö a également eu l’opportunité de se rendre à une session de pré-recrutement en emploi d’avenir par la RATP. Un programme dense et minuté, le président devant être parti à midi. Une visite expresse mais riche en échanges. Les prémices d’un partenariat ? Affaire à suivre.

L’évènement relaté par les finlandais :
– Présidence finlandaise

Des expérimentations transversales pour la sécurisation des parcours des jeunes

Les deux réunions CLO (Comités Locaux d’orientation) du site Soleil de la Mission Locale de paris, dédiés à la problématique de l’hébergement des jeunes, avec sept foyers partenaires ont permis de faire émerger des projets « expérimentations transversales » afin de favoriser la sécurisation des parcours des jeunes.

L’un d’entre eux concernait la mise en place d’ateliers petit-déjeuner « Emploi mode d’emploi » au sein des FJT (foyers de jeunes travailleurs) permettant ainsi aux jeunes résidents de ces foyers de connaitre les services de la Mission Locale de Paris (ex : le dispositif ANI (*), le parrainage, …) mais aussi d’être informés sur les nouvelles mesures pour l’emploi des jeunes, en particulier les emplois d’Avenir.
Cette première rencontre inter-foyers/Mission Locale de Paris site Soleil a eu lieu au FJT Relais Accueil situé dans le 13ème arrondissement le mardi 25 juin matin.
Quatre intervenants étaient présents : Emmanuelle Philippe, chargée de mission Logement ; Yacouba Macalou, référent Emploi, Emilie Fouquet, animatrice territoriale référente Sociale et Paul Zeitoun, parrain au sein du site Soleil.

Initiative de collaboration intéressante

Neuf jeunes issus de trois foyers différents étaient présents. Après avoir fait une présentation de la Mission Locale de Paris, les animateurs ont pu échanger avec les jeunes sur leurs difficultés respectives en matière de recherche d’emploi et les inciter à prendre contact avec la structure. Cet atelier a également permis aux jeunes d’échanger entre eux sur des pistes d’emploi, de formation et partager leur vécu.
D’ores et déjà d’autres animateurs de foyers se sont positionnés pour accueillir à leur tour cet atelier « Emploi mode d’emploi ».
Ces derniers trouvent cette initiative de collaboration inter FJT/Mission Locale de Paris intéressante aux vues des problématiques rencontrées par leurs résidents. Le souhait de tous étant la sécurisation des parcours des jeunes.

(*) L’Accord National Interprofessionnel (ANI) décrochage scolaire cible le public sorti du système éducatif sans qualification ou sans diplôme.

Forum Paris Beaugrenelle pour l’emploi : la Mission Locale de Paris représentée

« Un stand pour orienter, conseiller et accompagner les jeunes dans leur démarche de recherche »

Alors qu’un millier d’emplois étaient proposés lors du Forum Paris Beaugrenelle pour l’emploi le 27 juin, la Mission Locale de Paris se devait d’être présente pour son jeune public. Avec toujours pour vocation : d’orienter, de conseiller, d’accompagner. Et dans sa logique de proximité, ce sont des conseillers de l’antenne Beaugrenelle (antenne du site Avenir de la Mission Locale de Paris) sous la houlette de sa responsable Assia Amor, qui ont tenu un stand. Les jeunes ont ainsi pu obtenir des renseignements et se sentir soutenus dans leur démarche de recherche d’emploi.

A cette occasion, sont également venus : Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ; Isabelle Gachet, adjointe au maire de Paris chargée de la jeunesse et présidente de la Mission Locale de Paris ; Chistian Sautter, adjoint au maire de Paris chargé de l’emploi; Antonio Correia, directeur général de la Mission Locale de Paris et Dominique Lucas-Creps, responsable de l’antenne Avenir de la Mission Locale de Paris.

Les conseillers de la Mission Locale de Paris à l’écoute des jeunes

Anne Hidalgo, accompagnée de Chistian Sautter, Isabelle Gachet et Dominique Lucas-Creps

Premier jour de contrat pour 11 jeunes en emploi d’avenir à la RATP

« C'est vraiment une chance pour nous »

Onze jeunes étaient reçus le jeudi 20 juin au matin sur le site Belliard de la Mission Locale de Paris. Objectif : la signature de contrats en vue de leur emploi d’avenir démarrant ce 1er juillet à la RATP. Premier jour d’un contrat d’un an en alternance, donnant la possibilité de déboucher sur un emploi pérenne. Alors pour que ces jeunes adultes mettent toutes les chances de leurs côtés, un petit briefing s’est imposé par des acteurs de la Mission Locale de Paris (Roger Ferkioui, directeur du développement Emploi et Yacouba Macalou, conseiller Emploi) et de la RATP (Monsieur Pieters, directeur du centre de formation CAMPUS ; Madame Caillarec, responsable pédagogique et Monsieur Nguyen, correspondant de la Mission Locale de Paris à l’agence de développement). Ces derniers ont prodigué quelques conseils et encouragé les nouvelles recrues : « Vous avez été sélectionnés sur plus de quarante candidats reçus en entretien. Si vous vous montrez sérieux et investis, vous avez toutes les chances de continuer après votre première année », a rappelé Roger Ferkioui.
Conscients de cette belle opportunité d’entrer dans la vie active tout en étant formés, les jeunes ont montré un enthousiasme certain.
« C’est vraiment une chance pour nous », s’est réjouie Sara Admi, jeune femme du 18ème arrondissement, âgée de 24 ans.

Premier d’une liste de 400

Les emplois possibles à la suite de la formation ? Machinistes (chauffeur), contrôleur, agent de gare RER ou encore animateur mobile dans le métro. Et la RATP annonce un fort besoin de personnel dans ces filières. Elle compte recruter 400 personnes en emploi d’avenir d’ici à 2015. Les signataires du 20 juin s’inscrivent ainsi dans la première promotion d’un processus de recrutement de grande ampleur. Avis aux amateurs.

Forum Emploi Jeun’ess : signature d’emplois d’avenir par le ministre Benoît Hamon

Le ministre chargé de l’Economie sociale et solidaire n’a pas été avare de son temps pour les jeunes ce jeudi 13 juin. Lors de sa venue au sein du Forum Emploi Jeun’ess (organisé au CIDJ de Paris) après un traditionnel point presse, Benoît Hamon a rejoint le stand commun de la Mission Locale de Paris et de Pôle Emploi. Là, jeunes et employeurs l’attendaient, objectif : les signatures d’emplois d’avenir. Le ministre s’inscrit ainsi en qualité de parrain d’une dizaine de jeunes (dont quatre de la Mission Locale de Paris). S’en est suivi un déjeuner : à table, les jeunes en emplois d’avenir et Benoit Hamon. Temps convivial d’échange entre un ministre et de jeunes adultes, sur fond d’avenir construit par l’emploi.

Une première prise de contact pour les jeunes à la mairie du 19ème

Le site Est de la Mission Locale de Paris tient depuis le 28 mai une permanence à la Mairie du 19 ème tous les quinze jours le mardi matin

Bonne nouvelle pour tous les jeunes du 19ème arrondissement : tous les quinze jours, ces derniers bénéficient d’un accueil privilégié. Un(e) conseiller(ère) de permanence du site Est de la Mission Locale de Paris les reçoit au sein de l’administration. « C’est une manière de diversifier les lieux d’accueil afin de toucher un public plus large : aussi bien les jeunes que les parents qui pourront alors relayer l’information », explique Lyla Martin, responsable du site Est de la Mission Locale de Paris. Et de préciser : « L’objectif est de venir ensuite à la Mission Locale de Paris pour avoir tous les outils : atelier de recherche d’emploi, accès au matériel informatique, conseils, etc ». La permanence à la mairie constitue donc une première prise de contact afin d’informer le jeune, de cibler ses attentes et ainsi de le suivre au mieux au sein de la Mission Locale.

Une démarche totalement soutenue par la mairie du 19ème, d’autant que le site Est est amené à déménager bientôt : « Le site Est de Mission Locale de Paris doit changer d’adresse  avant la fin de l’année et par crainte de déperdition, ou d’habitudes, la permanence permet de garder le lien avec les jeunes du 19ème », affirme Monsieur Sire, directeur de cabinet du Maire du 19ème. Un service supplémentaire, toujours au bénéfice des jeunes.

Pour davantage d’informations :
– La permanence est active jusqu’au 23 juillet 2013
– Les prochaines dates :
• Mardi 11 et 25 juin 2013
• Mardi 9 et 23 juillet 2013
– Lieu :
Salle de Permanence, Mairie du 19ème
5-7 Place Armand Carrel 75019 Paris
Métro : Laumière ligne 5.
Bus : 48, 60, 75.

La plateforme « facealemploi.tv » vient d’être lancée !

Mettre en scène ses compétences, pour devenir acteur de l'emploi

La première plateforme nationale de cv vidéos pour l’emploi des jeunes issus des quartiers prioritaires vient d’être lancée. FACE Parisest engagé pour ce projet sur les deux villes pilotes d’Ile-de-France (Paris et Meaux).
Le taux de chômage en ZUS (Zones urbaines sensibles) atteint jusqu’à 40% pour les moins de 25 ans. Ils cumulent parfois de nombreux handicaps pour accéder à l’emploi (discrimination à l’embauche, mobilité réduite, un niveau de qualification inférieur au niveau national).

Des qualités mises en lumière

Face à l’inefficacité du cv anonyme, FACE Paris, en partenariat avec la Mission Locale de Paris, est engagé sur un nouveau projet visant à favoriser le rapprochement des jeunes les plus éloignés de l’emploi et les entreprises souhaitant s’investir dans la responsabilité sociale. Le concept de ce nouveau projet ? Une plateforme de cv vidéo de jeunes issus de quartiers prioritaires et postulant pour desoffres d’emploi, d’alternance ou de stage. En 45 secondes, ils ambitionnent de présenter leur projet et parcours professionnel. Mais surtout par ce format, ils se présentent face à l’employeur tel un pré-recrutement, laissant apparaitre souvent des qualités que ne laisserait pas transparaitre le cv papier.
Alors puisque 45 secondes valent parfois mieux qu’un long cv…

Sortie au Musée du Louvre

Des jeunes de la Mission Locale de Paris à la découverte de l'Egypte ancienne

Dans le cadre du Comité Locale d’Orientation (CLO), le site Centre de la Mission Locale de Paris met à l’honneur la thématique « Culture ». Cela par des actions menées auprès des jeunes dans le cadre d’un partenariat avec le musée du Louvre, sous l’égide de Fabienne Martet, responsable du public du champ social. La première action se concrétise par un parcours thématiques au sein du célèbre musée parisien : une heure trente de bain culturel avec conférencier. La deuxième action proposée par le Louvre s’inscrit dans une visite guidée du jardin des Tuileries. Ce parcours est également l’occasion pour les jeunes, susceptibles de s’orienter vers ces métiers, de découvrir les professions d’agents d’accueil et de surveillance des lieux culturels. Une troisième action proposera des ateliers thématiques : photo, sculpture ou encore mosaïque….

Début des festivités culturelles

Sept jeunes ont déjà pu participer à l’initiative « visite avec conférencier » le vendredi 22 mars dans les galeries du musée du Louvre. Le troisième mois de l’année étant désormais rattaché à la lutte pour les Droits de la femme Femmes (journée internationale le 8 mars), la sortie était axée sur le thème de la gent féminine. Un conférencier a alors offert aux sept visiteurs la possibilité de découvrir les rôles des femmes à l’époque de l’Egypte Antique. Entre Histoire, anecdotes et mythologie, les jeunes ont voyagé à travers les mœurs et les coutumes de l’époque. Le parcours achevé, certains d’entre eux profitèrent de l’occasion d’être au Louvre pour aller admirer le chef d’œuvre de l’artiste Léonardo de Vinci : La Joconde.

Découvrir de nouvelles perspectives

Cette visite a donné lieu, par la suite, à un travail collectif : recueil des impressions et travail de réflexion autour des œuvres admirées. Chacun a ainsi pu s’exprimer librement : que cela soit à propos de la Triade d’Osiris, Isis et Horus (histoire clé de la mythologie égyptienne), du règne de Cléopâtre ou encore du couple Néfertiti et Akhénaton, tous les jeunes ont apprécié les explications du conférencier. Quant à la découverte de la salle souterraine du Louvre, dite « la pièce des morts », elle fit l’unanimité. C’est là que sont exposés les sarcophages et les momies. Un jeune homme fut d’ailleurs particulièrement intéressé par le rituel de la momification et l’ensemble du groupe a pu apprécier « les secrets » de cette pratique sacrée.
Ensuite, les jeunes se sont réunis pour réaliser un travail individuel autour des thématiques les ayant le plus touchés.
A suivre donc désormais : une sortie au jardin des Tuileries, programmée le 14 juin. Cette action permettra de redécouvrir l’Histoire de France à travers les allées du parc et de valoriser les métiers d’agent d’accueil et de surveillance tout en participant à une sortie culturelle. Entre perspectives professionnelles et culture, le partenariat Mission Locale de Paris/Louvre n’a pas fini d’accrocher les jeunes.

« Nous allons continuer à travailler ensemble pour lutter contre le chômage »

Signature de la convention des axes de coopération pour l'emploi et la mise en œuvre du RSA à Paris

L’accompagnement et l’emploi. Tels étaient les termes récurrents répétés dans chacun des discours prononcés ce lundi 27 mai à l’hôtel de ville. Car il s’agissait de signer la convention des axes de coopération pour l’emploi et la mise en œuvre du RSA à Paris. Cela avec tous les acteurs concernés (1), dont bien entendu la Mission Locale de Paris qui va mettre en place la Garantie Jeunes (2).

A travers cette signature, chacun a tenu à réaffirmer la priorité absolue donnée à l’emploi, ligne inscrite par le gouvernement actuel :

« Nous donnons la priorité à l’emploi sans baisser la garde sur l’accompagnement social » _ Olga TROSTIANSKY, adjointe au Maire chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l’exclusion.

« La lutte contre le chômage est une lutte de tous les instants. Cette signature de convention est un moment fort car elle acte le fait que nous allons continuer à travailler ensemble » _ Christian SAUTTER, adjoint au Maire chargé de l’emploi, du développement économique et de l’attractivité internationale.

« A travers la Garantie Jeunes, la Mission Locale va étendre son travail d’accompagnement approfondi (logement, social, santé… et bien sûr emploi) auprès des jeunes, dans un travail de concertation avec ses partenaires » _ Isabelle GACHET, adjointe au Maire de Paris chargée de la jeunesse et présidente de la Mission Locale de Paris.

« Face à la montée du chômage, nous devons raisonner en besoin du public. Cette convention est totalement dans cet axe » _ Yves DUBRUNFAUT, directeur régional de Pôle Emploi Ile-de-France

« Le dispositif de la convention est vraiment intéressant et innovant, en particulier sur l’accompagnement. Il permet également à tous les partenaires de trouver leur juste place » _ Jean-Louis HAURIE, directeur général de la Caisse d’Allocations Familiales.

« Le partenariat pour le retour à l’emploi en place à Paris est exemplaire. Les mesures ne sont rien sans un partenariat solide de tous les acteurs » _ Éric LAJARGE, directeur départemental de la cohésion sociale (DDCS) de Paris (qui représentait ce lundi Jean DAUBIGNY, préfet de la région d’Ile de France et préfet de Paris).

(1)
– La ville de Paris
– La DASES (Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Santé)
– La DDEEES (Direction du développement économique, de l’emploi et de l’enseignement supérieur)
– Le CASVP (Centre d’action sociale de la Ville de Paris)
– La CAF (Caisse d’allocations familiales)
– Pôle Emploi
– La Mission Locale de Paris (représentée par Isabelle GACHET, présidente, et Antonio CORREIA, directeur général)

(2) La Garantie jeunes prendra la forme d’un contrat d’un an renouvelable, signé entre le jeune en grande difficulté d’insertion, le service public de l’emploi et les missions locales, et précisant les engagements de chacun. L’institution s’engagera à offrir au jeune un accompagnement soutenu : un travailleur social identifié devra établir avec lui un projet d’insertion et lui faire régulièrement des propositions adaptées de formation ou d’emploi, dont les emplois d’avenir et les contrats de génération. De son côté, le jeune signataire sera tenu de respecter les étapes programmées du parcours et d’accepter les propositions adaptées qui lui seront faites. Il bénéficiera alors, pendant ses périodes d’inactivité, d’une garantie de ressources d’un niveau équivalent au RSA. Ce dispositif va être lancé en septembre 2013 dans 10 territoires pilotes, avant d’être étendu à l’échelle nationale en septembre 2014. 100 000 jeunes par an pourront en bénéficier.