Lettre d’information

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Développer l’autonomie et l’insertion professionnelle des jeunes parisiens de 16 à 25 ans

Actus

Projet associatif 2018-2020 : les missions et valeurs de la MLP

Le 3 juillet, le Conseil d’Administration de la MLP a rendu son avis définitif sur le nouveau Projet Associatif 2018-2020. La mission et les valeurs fondatrices de la Mission Locale de Paris restent inchangées : informer et orienter tous les jeunes de 16 à 25 ans, autour du principe phare de l’accueil inconditionnel. Néanmoins, ce nouveau projet met l’accent sur une nécessaire refondation du modèle d’accompagnement pour une plus grande responsabilisation des jeunes : développement de leurs capacités, construction de parcours d’accompagnement itératifs et concrets, mais aussi développement d’outils partagés et accompagnement au numérique.

Suite aux résultats de trois groupes de travail internes, huit axes de progrès ont été présentés :

1. Promouvoir le recrutement de nouveaux usagers, notamment en élargissant les interventions hors les murs, en expérimentant l’élargissement des horaires d’accueil avec un petit-déjeuner ou une nocturne une fois par semaine, en intervenant au plus près des jeunes en voie de décrochage scolaire ou universitaire, en développant l’animation des lieux d’accueil, en adaptant l’offre de service aux besoins des jeunes par l’intervention de partenaires externes chaque fois que nécessaire et notamment des interprètes.

2. Développer les accompagnements renforcés et spécifiques et les moyens visant l’autonomie : sont concernés en premier lieu la Garantie Jeunes, les actions DIP, le Plan d’Insertion Jeunesse, le programme Jeunes Sous Main de Justice, les décrocheurs scolaires, les jeunes au RSA, les jeunes réfugiés.

3. Adapter et consolider le modèle d’accompagnement, avec notamment le principe de co-accompagnement : pour chaque jeune un référent unique, le référent de parcours, mais aussi une diversité d’interlocuteurs avec des référents de programme et l’action de bénévoles. On mettra l’accent sur un principe d’engagement réciproque, formalisé par la signature d’un PACEA, Parcours Contractualisé d’Accompagnement vers l’Emploi et l’Autonomie. On s’efforcera de mettre toujours plus le jeune au centre de son propre accompagnement, en le rendant partie prenante de l’analyse de sa situation et de ses besoins et en renforçant le choix d’une pédagogie de l’action. Enfin, les temps collectifs seront redéfinis et reconstruits en mobilisant les jeunes eux-mêmes.

4. Promouvoir et manager la qualité : une démarche partagée de la qualité sera développée et l’avis et le niveau de satisfaction des publics sera recueilli, par le biais de questionnaires et d’échanges avec les parrains.

5. Promouvoir les méthodes « interactives et participatives » auprès des jeunes : il s’agira notamment de développer les outils partagés via le numérique, les réseaux sociaux, les outils de communication communautaires et les approches mobile, mais aussi un nouveau portail de la Mission Locale de Paris. Les actions initiées par les jeunes eux-mêmes seront mises en avant et des outils d’auto-évaluation, des tests et des questionnaires d’évaluation seront développés.

6. S’inscrire dans le grand plan Formation : afin d’accompagner la nouvelle priorité donnée à la formation professionnelle, la Mission Locale de Paris prévoit de développer des actions d’amélioration de compétences dans le cadre de la Garantie Jeunes, mais aussi de valoriser et de certifier les compétences acquises par les jeunes dans le cadre des dispositifs d’accompagnement renforcé. La perspective est ainsi ouverte pour la Mission Locale de Paris d’être identifiée au titre de la formation. Il ne s’agit pas de faire concurrence à ses partenaires mais de proposer une action complémentaire à l’offre de formation existante.

7. Poursuivre et consolider la relation entreprise dans sa diversité et les partenariats complémentaires pour l’action : il s’agit de conserver, de développer et d’élargir cette dynamique, notamment en développant les emplois et la collecte d’offres auprès des entreprises, en maintenant l’organisation par filières ou secteurs d’activité, en portant une attention spécifique à l’offre d’emplois de parcours, CDD courts, missions d’intérim, emplois d’insertion, en développant des emplois en alternance, l’apprentissage et les contrats de professionnalisation et en veillant à maintenir des relations plus riches avec les entreprises et une relation de proximité et de confiance avec les employeurs partenaires.

8. Revisiter la gouvernance (AG, CA, CLO) et consolider le modèle économique : l’Assemblée Générale sera ouverte à des représentants des jeunes et du personnel. L’avis des jeunes quant aux services rendus par la Mission Locale de Paris sera également recueilli. Les Comités Locaux d’Orientation seront maintenus, afin de mieux collaborer avec les acteurs locaux. En ce qui concerne le modèle économique, l’objectif est de diversifier les ressources de la Mission Locale de Paris en ayant recours autant que possible aux nouveaux modes de financement, participatifs ou crowdfunding, pour des projets innovants.

RGPD, projet associatif 2018-2020 : la MLP fait peau neuve

Jeudi 28 juin dernier s’est tenu le séminaire interne salariés de la MLP autour de la question de la protection des données à l’heure du RGPD. Il fut également l’occasion de présenter le nouveau Projet Associatif 2018-2020. Tout au long de l’après-midi, divers intervenants ont pris la parole sur ces différents sujets.

Le séminaire s’est ouvert à 14h avec l’introduction du Directeur Général Thierry JARLET. Il a notamment présenté Raphaël WINTREBERT, nouveau Directeur Général Adjoint chargé de l’activité.

C’est ensuite Carina CHATAIN, responsable de l’éducation numérique à la CNIL, qui a pris la parole pour parler des nouvelles réglementations européennes autour de la protection des données. Si les principes sont inchangés, des droits ont été renforcés ou rajoutés afin de mieux protéger les utilisateurs et les jeunes en particulier. Ces nouveaux droits impliquent une nécessaire mise en conformité. Madame CHATAIN a ensuite présenté les différents outils disponibles afin d’y parvenir.

À sa suite, Marc-Antoine GENISSEL du pôle Expertise, Système d’Information et Observatoire (ESIO) a pris la parole pour exposer ce qui se faisait déjà en matière de protection des données à la Mission Locale de Paris et ce qui serait à mettre en place. Après avoir expliqué où se trouvaient les données personnelles et notamment celles des jeunes à la MLP, il a présenté les actions mises en œuvre pour assurer leur protection, avec pour objectif la constitution d’un registre des traitements. Principalement, il faut aujourd’hui apporter des mesures correctives sur ce qui existe déjà et choisir des solutions d’organisation pour la suite, avec consignation systématique dans le registre.

Après un échange avec la salle sur toutes ces questions de protection des données personnelles, la deuxième moitié du séminaire fut consacrée à la présentation du Projet Associatif 2018-2020 avec, tout d’abord, un récapitulatif du contexte actuel. Les objectifs 2015-2017 ont été atteints, avec notamment un enrichissement de l’accompagnement renforcé et ciblé et une diversification de l’offre d’accompagnement. Des travaux internes et externes conduisent à l’évolution des pratiques et des politiques publiques, autour d’une nécessaire refondation du modèle d’accompagnement pour une plus grande responsabilisation des jeunes : développement de la capacité du jeune, construction de parcours d’accompagnement itératifs et concrets, mais aussi développement d’outils partagés et accompagnement au numérique. Les financements publics sont de moins en moins stables et rendent complexe le pilotage de la structure, contraignant à faire porter les ajustements sur la masse salariale. Quant au nombre de primos accueillis, il est stable mais pourrait progresser.

Raphaël Wintrebert : nouveau Directeur Général Adjoint chargé de l’activité

Lors du séminaire interne salariés du jeudi 28 juin 2018, le Directeur Général Thierry Jarlet a annoncé la prise de poste, le 6 août prochain, de Raphaël Wintrebert en tant que Directeur Général Adjoint Chargé de l’activité à la Mission Locale de Paris.

Sociologue de formation, enseignant à l’université Paris Descartes pendant 9 ans, Raphaël Wintrebert fut notamment Directeur de la Mission Locale Régionale de Guyane puis, plus récemment, directeur de la Mission Locale Argenteuil Bezons.

Ses différents postes mais également ses publications font de lui un spécialiste des politiques de jeunesse, de l’insertion et de la formation professionnelle, mais aussi du management et de la conduite du changement. Il attache ainsi une grande importance aussi bien à l’évolution des modes de vie des jeunes qu’à l’évolution des pratiques professionnelles permettant de mieux les informer / orienter / former / accompagner. Vous pourrez trouver davantage d’informations sur son profil en cliquant ici : https://www.linkedin.com/in/observatoire/

Un nouveau président pour la Mission Locale de Paris

Florent HUBERT, nouveau président de la Mission Locale de Paris a été élu lors du Conseil d’Administration du 3 juillet 2018, remplaçant ainsi Maïté Errecart qui a quitté ses fonctions après 4 ans de présidence.



Portrait



Pouvez-vous présenter votre parcours ?

Mon parcours présente un fil rouge social et de nombreux points de coïncidence avec l’activité de la Mission Locale. Mon passage à la Mairie de Paris m’a permis de participer au suivi d’un champ social très large comprenant aussi bien le Programme Départemental d’Insertion (PDI), que l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), le Fond d’Aide aux Jeunes (FAJ) et la Prévention Spécialisée.
Par la suite, je me suis occupé plus spécifiquement des questions de santé publique, notamment des dispositifs de prévention et d’accompagnement des problématiques de toxicomanie. Puis, j’ai pu travailler plus directement sur les questions d’offre de soins au sein de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Aujourd’hui, je suis Directeur des Ressources Humaines du Samu Social de Paris, un des principaux acteurs de la lutte contre les exclusions, qui regroupe environ 600 salariés. En complément, j’ai l’honneur d’être conseiller municipal du 11ème arrondissement en charge des questions liées à l’espace public. Je suis également conseiller régional, investi sur les questions de formation professionnelle et d’apprentissage.

Pourquoi la jeunesse ?

C’est le croisement de deux convictions : il faut affirmer que la jeunesse est notre avenir et j’estime que l’on ne fait pas assez de choses pour elle alors que cela relève de notre responsabilité collective. Améliorer les conditions de vie de la « jeunesse » est régulièrement promis par les politiques, mais cet engagement a eu du mal à être traduit en actes.

Cette affirmation se mêle avec mes valeurs, celles de justice et de solidarité. Je suis convaincu que l’on a besoin de dispositifs d’accompagnement, de soutien et de suivi pour permettre l’émancipation du plus grand nombre au sein de la jeunesse. De mon point de vue, s’occuper des jeunes en difficulté est l’une des plus belles traductions de cet impératif de solidarité.

Quelle stratégie ?

Je pense que nous pouvons articuler deux positions. L’une qui consiste à dire qu’il va falloir défendre la Mission locale et ses moyens d’action. Néanmoins, j’estime qu’il ne faut pas être seulement sur la défensive mais être aussi à l’offensive en promouvant l’activité de la Mission Locale de Paris. Je suis convaincu que la Mission Locale a beaucoup de belles histoires de parcours à raconter, de savoir-faire à valoriser, de partenariats à renforcer. Ces actions de plaidoyer, d’interpellation, et de rayonnement relèvent des missions essentielles d’un(e) président(e).

Je terminerai en disant que notre priorité ce sont évidemment les publics. Parler des dispositifs ou des moyens ne suffit pas. En m’inscrivant dans notre projet associatif et dans la continuité des orientations portées par Maïté Errecart, je souhaite que nous sachions rester à l’écoute des jeunes, de l’expression de leurs besoins et de leurs souhaits, favoriser leur participation, la construction de leur « pouvoir d’agir », et aller vers ceux qui ne nous demandent plus rien.

Tout cela ne pourra pas se faire sans une relation de confiance et d’écoute avec vous. C’est pourquoi je souhaite aller rapidement à votre rencontre pour que nous puissions échanger sur le sens de notre engagement commun.

Maïté Errecart, Présidente de la MLP : « En 2017, nous avons su porter ensemble et avec succès les valeurs de solidarité et de coopération qui fondent l’histoire de la MLP »

Tout d’abord 2017, conformément à notre projet associatif, se caractérise par une action renforcée en direction de publics en risque de marginalisation. Nos accords avec certains prescripteurs (Ville de Paris, SPIP et PJJ) ont permis à près de 1 000 jeunes, sortants de prisons ou sous main de justice, accompagnés par la Prévention spécialisée ou par l’Aide Sociale à l’enfance, de bénéficier de dispositifs d’accompagnement spécifiques (dispositifs justice et Dynamique Insertion Professionnelle).

La MLP a aussi assuré la montée en puissance de l’accompagnement renforcé « garanties jeunes ». Nous sommes ainsi passés de 400 entrées en 2016 à 1200 en 2017. Cela ne s’est pas fait sans mal, mais les objectifs que nous nous étions fixés d’un commun accord avec l’Etat ont été remplis.
Ils l’ont été quantitativement mais aussi qualitativement car nous avons pu inscrire dans ce dispositif, conformément aux souhaits de l’Etat et de la Ville, des jeunes refugiés ou des jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance qui aspirent fortement a l’insertion, après souvent des périples de vie douloureux. Nous avons su innover dans l’organisation avec les opérations hors les murs et faire qu’in fine ces jeunes trouvent le chemin de l’insertion professionnelle pour plus d’un tiers d’entre eux.

S’agissant d’emploi et de formation, les résultats sont positifs mais contrastés. Si les CDI et les CDD progressent, il n’en est effectivement pas de même pour les contrats aidés suite au changement de politique publique. De même si les contrats d’apprentissage progressent, les contrats de professionnalisation/qualification baissent suite à l’arrêt du plan gouvernemental « 500.000 formations ». Ceci montre, au-delà de tous les efforts que font les équipes de la MLP, équipes emploi, formation ou conseillers qui orientent et rapprochent les jeunes des offres, combien l’évolution des politiques publiques est sensible pour nos actions et nos jeunes. Ce n’est donc pas un hasard si avec l’ensemble des missions locales nous avons exprimé tous nos regrets sur le coup d’arrêt brutal qui a été porté aux emplois aidés et emplois jeunes en particulier et à l’effort de formation sur la dernière période.
Espérons que 2018 nous réserve de meilleures surprises avec le grand plan formation qu’on nous annonce pour les jeunes.

Enfin nous avons conduits des travaux participatifs sur notre modèle et les méthodes de l’accompagnement afin d’assurer une meilleure fluidité des parcours et donner à tous les jeunes les mêmes chances. Ces travaux ont montré que cette ambition était largement partagée par notre communauté. Elle a apporté des éclairages majeurs sur les moyens d’y parvenir à la fois à travers des outils, des méthodes de co-accompagnement ou d’une plus grande participation des jeunes eux-mêmes à leur parcours d’insertion.
D’ores et déjà la direction déploie un premier outil d’aide à la gestion du portefeuille par le conseiller, et courant 2018, le jeune pourra se positionner sur une offre, déposer des documents, bref être plus partie prenante de son insertion.

Ainsi ce rapport d’activité témoigne combien tous, membres de notre association, partenaires publics et privés, salariés, bénévoles, avons su en 2017 faire preuve de réactivité et d’innovation et surtout porter ensemble avec succès les valeurs de solidarité et de coopération qui fondent l’histoire et de la Mission Locale de Paris.

Maïté Errecart,
Présidente

Télécharger le Rapport d’activité 2017 de la Mission locale de Paris : MLP-RA 2017

Citoyenneté : les jeunes à la rencontre des élu(e)s

Depuis décembre 2017, la Mission Locale de Paris organise des rencontres citoyennes où les élus et représentants politiques rencontrent les jeunes suivis par la MLP.

Ces rencontres sont principalement organisées dans le cadre du Service Civique et permettent la sensibilisation des jeunes sur les sujets d’actualité et de citoyenneté. Sur l’ensemble de la journée de Formation, les jeunes ont ainsi l’occasion de débattre autour des enjeux citoyens et peuvent visiter une des institutions parlementaire. Lors de ces visites, un temps de rencontre et de débat avec les élus est organisé. Souvent impressionnés mais jamais à court d’arguments, les jeunes échangent et débattent sur l’actualité politique, leur quotidien, leur avenir.

Pour David Ouzilou, chargé de mission engagement citoyen à la Mission locale de Paris : « en proposant ces rencontres citoyennes, la MLP souhaite symboliser un décloisonnement du politique en le rendant toujours plus abordable pour les jeunes et ainsi valoriser une citoyenneté active. »

Les jeunes de la Mission Locale de Paris ont pu rencontrer de nombreux élus tels que Pierre Laurent, Sénateur de Paris en décembre 2017, Helène Bidard (Adjointe à la Maire de Paris), Pierre Person (Député de Paris), Danièle Obono (Députée de Paris) ou encore la Ministre de la Justice Nicole Belloubet.

A travers ces temps de rencontres dans le cadre du service civique, la MLP souhaite définir la citoyenneté comme une approche essentielle de l’accompagnement global des jeunes.

D’autres rencontres sont déjà initiées pour un nouveau cycle de formations citoyennes. Ainsi Le Sénateur de Paris Bernard Jomier, le Communicant Gaspard Gantzer, l’Adjointe à la Maire de Paris Pauline Véron ou encore Béatrice Lecouturier (Conseillère Régionale) ont déjà annoncé leur volonté de rencontrer les jeunes de la MLP.

Les futurs intervenants et/ou visites des institutions :

– Bernard Jomier (Sénateur de Paris)

– Gaspard Gantzer (Directeur de l’entreprise 2017)

– Pacôme Rupin (Député de Paris)

– Béatrice Lecourturier (Conseillère Régionale)

– Pauline Verron (Adjointe au Maire de Paris)

– Sandrine Charnoz (Conseillère de Paris)

La Garantie Jeunes en fête !

En ce début d’été, les jeunes de la Garantie Jeunes du 15ème arrondissement ont voulu créer un événement festif.
Objectifs : échanger et rencontrer, avec les partenaires présents bien sûr (associatifs, de l’emploi, la formation..) mais surtout avec de nouveaux jeunes. Un pari réussi pour ce groupe qui a mobilisé 200 jeunes tout au long de l’après-midi au 99 rue Olivier de Serres (site Garantie Jeunes du 15ème).

Au programme : accueil général et stands des partenaires (Solidarités Jeunesses, PIMMS, Mairie du 15ème, CASP, Service Civique, Association 100 000 Entrepreneurs, BTP CFA Île-de-France, le GRETA..) sans oublier les professionnels de la Mission locale de Paris présents toute la journée pour répondre aux questions des jeunes. 

Musique et buffet gratuit, discours des partenaires, ateliers ludiques et prestation de hip-hop/rap des jeunes en totale improvisation ! : enfin bref, un moment de partage dont l’objectif a été de promouvoir le dispositif Garantie Jeunes et discuter des problématiques de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes.

Pour Jardel Ngoma, jeune suivi en Garantie Jeunes « l’objectif de cet événement a été avant tout de parler de l’accompagnement des jeunes, l’emploi, la formation, ou même le volontariat. On a voulu créer une ambiance festive, c’est une initiative des jeunes inscrits dans le dispositif Garantie Jeunes » 

Jardel, 22 ans, en Garantie Jeunes depuis mars 2018

 

Pour Rémi Lasnier, 22 ans, « en depuis 2 mois, j’ai un suivi personnalisé, plus adapté à mon parcours. La GJ me permet aussi de connaitre d’autres jeunes comme aujourd’hui et découvrir de nouvelles activités comme le  » 

 Rémi Lasnier, 22 ans, en Garantie Jeunes depuis 3 mois

Inclusion numérique : la Mission locale de Paris s’engage

La Mission Locale de Paris s’est engagée auprès de la Ville dans le cadre de sa stratégie d’inclusion numérique afin d’accompagner les jeunes qu’elle suit dans cette transition incontournable, véritable évolution pour l’accès aux droits, l’accès à l’emploi et le lien social.

A travers son accompagnement, la Mission Locale de Paris a fait de l’inclusion numérique un enjeu pour lever les freins liés à l’insertion sociale et professionnelle.

Membre du Service Public de l’Emploi (SPE) et du Service Public Régional de l’Orientation (SPRO), elle a souhaité mettre à disposition des usagers, sur ses 6 sites d’implantation, des ordinateurs en libre accès afin de faciliter les ouvertures de droits.
A ce titre, elle est répertoriée dans la cartographie du réseau numérique (cliquer ici pour découvrir le Réseau Parisien d’Inclusion Numérique).

Les équipes de la Mission Locale de Paris sont particulièrement sensibilisées aux enjeux du numérique et participent au quotidien à la transmission de l’information auprès des jeunes de 16 à 25 ans accueillis, informés et orientés sur ses sites.

Une équipe de 3 service civique médiateurs numériques a été constituée afin d’apporter un service adapté à chaque profil de jeunes. Ils sont déployés sur les 6 sites d’implantation et sont en charge de la sensibilisation, de l’information et de l’aide aux usages des outils numériques, particulièrement sur les sites Ameli, Pôle emploi, CAF, DLH,…

La Mission Locale de Paris souhaite proposer des formations « aidant numérique » en partenariat avec des écoles du numérique.

Par ailleurs, la Mission Locale de Paris, consciente des mutations numériques qui s’opèrent, notamment auprès du public jeune, met en place des outils dématérialisés de prise de RDV « Portail jeunes », d’accès aux offres d’emploi et d’échange via un « chat bot ». Ces outils visants à maintenir le lien avec les usagers et de raccrocher les publics les plus éloignés de l’emploi.

Entrepreneuriat : des promos Garantie Jeunes dédiées à la création d’activité

La garantie jeunes est un terrain propice à l’innovation et à l’exploration sociale qui permet d’apporter aux jeunes de la MLP des connaissances, des savoirs en développant et en utilisant des ressources et des outils ludiques dans l’air du temps.

Depuis le mois de janvier 2018 la Mission locale de Paris a développé un SAS spécifique « entrepreneuriat » sur la Garantie Jeunes du 15ème. L’objectif de ce SAS est d’initier les jeunes à la création d’activité, mais pas seulement. Entreprendre c’est aussi prendre des résolutions, des dispositions, pour dynamiser son parcours d’insertion socioprofessionnel.

Entreprendre c’est ouvrir le champ des possibles, c’est se permettre de rêver pour explorer et tester d’autres alternatives pour ouvrir ses choix professionnels, ses choix de vie. La philosophie du SAS « entrepreneuriat » est que nous sommes tous entrepreneurs ! On entreprend quand on cherche un emploi ou que l’on organise ou participe à une activité…

Tout au long du SAS, les jeunes de la promo dédiée rencontrent des entrepreneurs, peuvent visiter des espaces de coworking, des coopératives, des Fablabs. D’ailleurs, COOPANAME, coopérative d’activité et d’emploi a parrainé de la promo 99 ! Lors d’une journée dans leurs locaux, les jeunes ont découvert l’économie sociale et solidaire (ESS) et le statut d’entrepreneur salarié.

Une évaluation qualitative sera réalisée par les équipes dédiées à la fin de chaque SAS pour adapter, changer et faire évoluer le contenu des prochains SAS.

 

Une place pour tou.te.s !

Dans le cadre de leurs 30 heures de bénévolat, des jeunes BAFA Citoyen accompagnés par la Mission locale de Paris ont réalisé une action de sensibilisation aux difficultés d’accès à l’espace public pour les personnes en situation de handicap et à mobilité réduite. Objectifs : repérer les nombreux espaces publics urbains inadaptés et sensibiliser sur ces inégalités par une expo photos.

Réalisée lors de la semaine du 23 au 30 mai et à l’occasion du festival Place(s) aux Jeunes du 19ème arrondissement, cette action a été choisie par les jeunes eux-mêmes à la suite de huit jours de formation générale BAFA avec l’IFAC. Accompagnés par les volontaires en service civique du Site Est de la MLP, les jeunes ont suivi plusieurs ateliers de sensibilisation assurés par le Centre Paris Anim’ de la Place des Fêtes, en collaboration avec la Mairie de Paris du 19ème arrondissement, et par la FEDEEH (association agissant pour les étudiants en situation de handicap). Aussi, les jeunes ont pu découvrir et apprendre les différents types de handicap et déconstruire les préjugés existants.

Par la suite, le groupe a réalisé sa propre exposition photos, de la prise de photographies lors d’une marche exploratoire dans deux quartiers Politique de la Ville du 19ème à l’écriture des textes avec le Labo des histoires jusqu’à l’organisation de l’exposition et sa médiation. Les jeunes ont également été formés à la médiation culturelle grâce à une visite du Petit Palais menée par les bénévoles de la MLP, et la marche exploratoire leur a permis de tester l’application « J’accède » qui référence l’accessibilité des lieux publics.
Les jeunes ont donc eu le plaisir de présenter leur exposition lors d’un vernissage, le 30 mai au Centre Paris Anim’ Place des fêtes, partenaire de l’action où ils ont également pu y rencontrer Pauline Véron, adjointe à la Maire de Paris chargée des questions relatives à la démocratie locale, la participation citoyenne, la vie associative et la jeunesse.

Ils ont été accompagnés tout au long de l’après-midi par des associations spécialisées dans le handicap : SASHA, la FEDEEH et E-Fabrik qui ont proposé des temps ludiques de sensibilisation.
En élevant leur voix par le biais de cette exposition, les jeunes ont su sensibiliser les habitants du 19ème arrondissement ainsi que des jeunes accompagnés par la MLP dans le cadre de la Garantie Jeune.

« Ce travail nous a permis de mieux réaliser les difficultés que les personnes handicapées ont au quotidien. Il est vrai que tous ces équipements ou tous ces manquements, nous les avons chaque jour sous les yeux depuis que nous sommes petits, mais nous n’y avions jamais vraiment prêté attention. Maintenant notre regard a changé » estime l’un des jeunes qui a réalisé cette action.


Jobs Day « spécial été » : 400 jeunes à la rencontre des employeurs pour un emploi saisonnier

Découvrir un secteur, rencontrer un employeur et postuler pour l’été 2018

Lundi 14 mai, la Mission locale de Paris a réalisé son action Jobs Day « spécial été ». Objectif : permettre aux jeunes de trouver un emploi saisonnier pour l’été 2018 en rencontrant directement les employeurs via des job dating. Avec la présence de nombreuses entreprises et partenaires de l’emploi et de la formation, cette action a permis à plus de 400 jeunes présents tout au long de la journée de déposer leur CV et de postuler aux multiples offres proposées dans les domaines d’activité tels que :

– l’hôtellerie et la restauration (avec la présence de Mc Donald’s, Five GUYS, Reso, Ras Interim, FAFIH, Job Minute, l’INFREP)
– le service à la personne (Sous mon Toit),
– le commerce, la vente et la distribution (Monoprix, Monop’, Un Amour de Bonbon, Franprix, Proman),
– le transport, la logistique et le bâtiment (Ras Intérim, DPS)
– le secteur public (avec la présence de la Mairie des Paris).

Cette action s’intègre aux Jobs Day de la Mission locale de Paris, événement mensuel qui a pour slogan : « Découvrez un secteur, rencontrez un employeur, postulez tout de suite ! »


Promouvoir la citoyenneté, la mobilité et le volontariat

Un autre objectif a été de faire découvrir aux jeunes des dispositifs de plus en plus demandé en lien avec l’engagement citoyen, la mobilité ou le volontariat, autant de valeurs que défend la Mission locale de Paris. La présence du CIDJ, l’association Concordia, Pass emploi Europe et de représentants des dispositifs « Service Civique » et « Bafa Citoyen » de la Mission locale de Paris est à souligner.


Constituée sous forme de village avec les stands des partenaires au sein du site de la Garantie Jeunes dans le 15ème arrondissement, cette action a été une première pour la Mission locale de Paris qui compte désormais poursuivre cette initiative avant chaque période estivale et remercie l’ensemble des partenaires mobilisés durant cette journée.

VIDEO : Les jeunes de la MLP en préparation au Job dating du Forum des Halles





En partenariat avec le bailleur Unibail-Rodamco, la Mission locale de Paris a réalisé pour une cinquantaine de jeunes accompagnés une action « Job Dating » au Forum des Halles. L’organisation de ce Job Dating, précédé de 4 jours de préparation aux simulations d’entretiens pour les jeunes qui souhaitent travailler dans les enseignes de ce centre est une initiative commune qui offre l’occasion de tisser des liens solides mais surtout de proposer aux jeunes des débouchés concrets. Retour en vidéo.

 

Garantie Jeunes : adapter l’offre de service au public jeunes réfugiés

Garantie Jeunes : l’intégration et l’adaptation du dispositif aux jeunes réfugiés

En 2017 et au titre de son accueil inconditionnel, la MLP a accueilli un public difficilement intégré aux dispositifs d’insertion professionnelle : les jeunes réfugiés non communicants. Ainsi, deux catégories de jeunes se distinguent en fonction de la nature de leur accueil : les jeunes réfugiés communicants en français et ceux, au contraire, qui ont un déficit d’intégration linguistique. Pour ce qui concerne la première catégorie, en 2017, 7% des jeunes accueillis sur la Garantie Jeunes sont des réfugiés statutaires communicants. Ils intègrent le dispositif dans le cadre de promotions dites classiques.

La première cohorte expérimentale de 22 jeunes réfugiés a intégré la Garantie Jeunes parisienne le 6 mars 2017. Avec le soutien important de la préfecture de Paris, et grâce à un contenu pédagogique innovant, la MLP a pu adapter le programme du dispositif en accord avec les préconisations pédagogiques de l’OFII. Cette première promotion a reçu le soutien tout particulier du Musée National de l’Histoire de l’Immigration qui a décidé de la parrainer. Nécessaire, cette expérimentation a été renouvelée en novembre 2017 pour 48 nouveaux jeunes. Cette augmentation de plus de 100% des jeunes prouve l’importance du développement de ce dispositif et la recherche de solutions pour le pérenniser.

POEC sur le métier de couvreur : une expérimentation pour faciliter l’accès à l’emploi de jeunes réfugiés

La Mission Locale de Paris, en partenariat avec le MEDEF et les Compagnons du Devoir, a mis en place une expérimentation POEC (Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective) sur le métier de couvreur pour 14 jeunes réfugiés accompagnés en Garantie Jeunes et âgés de 18 à 26 ans. Ce programme qui a débuté le 20 novembre 2017 et pris fin le 9 mars dernier, a recouvert 50 heures de formation de français à visée professionnelle, des simulations d’entretiens et des modules de savoir-être professionnel, 330 heures de formation métier, 70 heures d’immersion en entreprises.

Ce dispositif de droit commun (POEC) est particulièrement adapté à des publics réfugiés quel que soit leur niveau de qualification. Avec une perspective professionnelle, les jeunes réfugiés ont réalisé des progrès significatifs dans l’apprentissage du français. Les attestations de formation au métier de couvreur ont été remises aux jeunes le 27 mars 2018. Suite à cette expérimentation, une seconde POEC de couvreur débutera courant avril 2018 sur une promotion mixte incluant des réfugiés et des demandeurs d’emploi.

A la fin de la formation :

– 3 contrats de professionnalisation sont signés
– 2 contrats à durée déterminée sont signés
– 2 contrats sont en cours de négociation

 

©Lewis Joly
contact at Lewis.joly@gmail.com

8mars : les jeunes à la rencontre de la députée de Paris, Laetitia Avia et la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet

 

#8mars : Une journée riche en rencontres et en débats pour la Mission Locale de Paris !

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les jeunes en dispositif BAFA Citoyen et Garantie Jeunes accompagnés par la Mission locale de Paris et la Mission locale Tarn Sud ont rencontré la députée de Paris Laetitia Avia ainsi que la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet.
Accueillie sur le site de la Garantie Jeunes du 13ème arrondissement de Paris, l’élue parisienne a pu échanger avec les jeunes accompagnés par les deux missions locales sur les questions liées à l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour rappel, Laetitia Avia a notamment participé à la rédaction du rapport sur le harcèlement de rue remis à la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa.

La journée s’est poursuivie par une rencontre avec la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, à la suite d’une visite du ministère de la justice. Engagée en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, la Mission locale de Paris a souhaité permettre aux jeunes de s’exprimer sur ces questions de société et faire des propositions aux deux responsables politiques.

Engagement citoyen – la Mobil’Trip

Du 17 novembre au 3 décembre dernier, la Maison des Volontaires (MdV), lieu dédié au volontariat et à la mobilité des jeunes, a déployé son action hors les murs en organisant la Mobil’Trip, une caravane itinérante en Île-de-France.
La Mission Locale de Paris à participé à l’événement de clôture le samedi 27 janvier à l’Hotel de Ville de Paris pour rendre compte du travail réalisé durant les 15 jours d’action délocalisée.

En présence de nombreuses associations et de Yannick Blanc (Haut Commissaire à l’Engagement), la Mission Locale, représentée par David OUZILOU (chargé de Mission engagement) a développée son activité et ses réalisations autour du service civique pour favoriser l’insertion sociale et citoyenne des jeunes parisiens.
Organisé sous la forme d’un tribunal-spectacle, la Mission locale de Paris a défendu le volontariat et sa non obligation. Le volontariat doit rester un dispositif d’insertion citoyenne, à même de développer les expériences professionnelles des jeunes.

PROJET BUDGET PARTICIPATIF – CITY TRIP

La Mission Locale de Paris (MLP) s’est engagée dans le Contrat de Ville Parisien. Elle organise à ce titre des actions spécifiques sur les Quartiers Prioritaires (QPV) et/ou à destination des publics jeunes qui s’y trouvent. La MLP se propose de soumettre au Budget Participatif de la Ville de Paris un projet écrit avec la participation des jeunes suivis par la MLP au sein des Quartiers Prioritaires et qui correspond à une demande des acteurs locaux de ces mêmes quartiers.


DETAILS DU PROJET


Afin de développer un accueil de proximité au sein de l’environnement social local des jeunes, nous souhaitons mettre en place un bus itinérant pour promouvoir la cohésion sociale et l’insertion de ce public. Notre projet s’articule autour de 3 axes :

1. Mobiliser les jeunes à travers l’aménagement et le développement du bus de la MLP : Chantier éducatif, « Graff ton bus », Aménagement et équipement numérique.

2. Développer l’offre de service de la MLP hors les murs (accès au droit, sensibilisation à l’entrepreneuriat, prévention santé, engagement citoyen, etc.)

3. Valorisation des compétences des jeunes au travers d’une plateforme mobile d’échanges de services en :
– Proposant aux jeunes de développer un service en faveur de leur localité (réparation, cours spécifiques, …)
– faire des compétences des jeunes un objectif d’intérêt général
– réaliser de rencontres avec des entrepreneurs, des associations et des centres de formation.


Dépenses hors cadre du Budget Participatif :
– Frais d’entretien et de maintenances : 9 000 euros non pris en charge par la MLP (co-financement fondations, …)
– 0,1 ETP : 5 000 €

Zoom sur le Pacte « Deuxième Chance »

Donner une deuxième chance aux délinquants grâce à l’emploi et à un suivi personnalisé. Entretien avec François Ravier, préfet, secrétaire général de la Préfecture de la Région d’Ile-de-France

La transmission des valeurs de la République passe aussi par l’accès aux droits et à l’emploi des jeunes issus des quartiers dits difficiles. Réparer l’ascenseur social fait partie de la solution pour ramener dans le giron de la France et de la République tous les jeunes français.

Voici un focus sur un dispositif qui mobilise pouvoirs publics et entreprises et qui gagnerait à se généraliser : le Pacte Deuxième Chance proposé à des jeunes délinquants de 16 à 25 ans avec un emploi à la clé. Tous les jeunes qui bénéficient de ce Pacte sont passés par la case prison, et sont soit en aménagement de peine, bracelet électronique, semi-liberté, attente de jugement, fin de peine, sous mesure extra-judiciaire, d’autres sont encore incarcérés et attendent leur aménagement via la prise en charge du Pacte. C’est dire le rôle que joue ce dernier dans leur réinsertion sociale.

Lisez l’entretien avec François Ravier, préfet – secrétaire général de la Préfecture de la Région d’Ile-de-France, puis la tribune de Tayeb Benabderrahmane, président du groupement d’entreprises Organidem et président du Club géopolitique, et d’Alexis Bachelay, ancien député de la République et conseiller expert du Club géopolitique.

Opinion Internationale : Qu’est ce que le Pacte de la deuxième chance ?

François Ravier : Le Pacte « Deuxième Chance » est une réponse à la carte proposée par par l’Etat et ses partenaires (service public de l’emploi, associations et entreprises) aux jeunes sortant de prison, sous main de justice ou en probation. C’est un dispositif qui, bien qu’encore embryonnaire, rencontre le succès avec des résultats prometteurs. En effet, à Paris, sur deux zones de sécurité prioritaire au nord-ouest et deux quartiers prioritaires de la politique de la Ville (13ème et 14ème arrondissements), 50% des 36 jeunes suivis ont obtenu un contrat de travail, un stage, ou une formation (les formations étant minoritaires).

Quels sont les ingrédients du succès ?

La clé est que le temps de latence entre la période d’incarcération et le début d’un emploi ou d’une formation soit le plus court possible. Ensuite, le Pacte met l’offre d’emploi, ou de formation, au cœur du dispositif. Dès qu’il nous contacte, le jeune sait que son objectif prioritaire sera, avec nous, de trouver un emploi. Ensuite, c’est l’accompagnement personnalisé du jeune qui fait la différence. Cela signifie notamment que nous lui demandons de venir en Préfecture de Région rencontrer l’équipe du Pacte « Deuxième chance » qui sont pleinement mobilisées dans le succès du dispositif. Nous prenons en compte l’environnement du jeune, ses problèmes de santé, d’argent, d’hébergement surtout. Pour ce faire, nous mobilisons un Fonds de secours et de nombreux acteurs pour encadrer son parcours de réinsertion professionnelle. Enfin, c’est la mobilisation des entreprises qui fait la différence car elles proposent des emplois, souvent en CDI. Chaque mois, un comité de pilotage des acteurs du Pacte se réunit pour chacune des 5 «cellules emploi» à la Région Île-de-France sous l’autorité d’un sous-préfet ou du Préfet secrétaire général.

Les entreprises jouent -elles le jeu car sans elles, pas de Pacte Deuxième Chance ?

Nous avons des entreprises qui jouent le jeu à fond : Carrefour, Galeries Lafayette, Lidl, Paprec, Engie, Ratp, Ranstad, Organidem, Cuisine Mode d’Emploi et d’autres encore. Chez Carrefour par exemple, la personne référente pour le Pacte s’occupe du coaching, refait les cv. Il y a un vrai engagement citoyen.

Les prochaines années offriront beaucoup d’opportunités d’emploi, avec notamment la préparation des Jeux Olympiques. Beaucoup de secteurs comme celui de l’artisanat manquent cruellement de candidats. Un jeune qui sort de détention n’a pas forcement beaucoup d’éléments à mettre dans son cv mais il a des aptitudes et des compétences à faire valoir. Insister sur ces atouts permet de redonner une chance à des personnes qui ont vécu un décrochage scolaire et professionnel.

Quel est le défi de l’année 2018 pour le Pacte ?

L’objectif est d’avoir plus de cent jeunes bénéficiaires à Paris. Pour ce faire, nous allons sensibiliser tous les acteurs de terrain (les éducateurs spécialisés, le Pôle Emploi, les missions locales, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation, les associations), ainsi que les autres dispositifs offerts aux jeunes qui sont complémentaires du Pacte. Leur mise en synergie est un impératif d’efficacité.

Le Pacte pourrait-il s’étendre bientôt à toute la France ?

Sa généralisation a été annoncée par le Premier Ministre en mars 2016. Actuellement déployé dans Paris, il est aussi expérimenté dans le Rhône.

Source : www.opinion-internationale.com

Cérémonie des vœux de la Mission Locale de Paris

Discours
Jeudi 18 janvier 2018
Maïté ERRECART, Présidente



« Chères toutes et chers tous, 

Je suis très heureuse de vous accueillir à cette traditionnelle cérémonie des vœux qui est avant tout un moment de convivialité. Permettez-moi d’abord de remercier par leur présence : les élu-e-s de la Ville et tout particulièrement Afaf Gabelotaud, adjointe en charge de l’emploi depuis quelques mois qui nous fait l’honneur de participer à ces vœux. Sandrine Charnoz, conseillère de Paris et vice-présidente de la Mission Locale de Paris, monsieur Laurent Hugot, de l’Académie de Paris, monsieur Nicolas Garnier, directeur de Pôle Emploi Paris ainsi que nos nombreux partenaires, APASO, la Corde raide, l’E2C. Je remercie également les bénévoles de la MLP, parrains et marraines, dont l’action quotidienne auprès des jeunes est plus que précieuse.
Je remercie enfin et bien sûr, les salarié-e-s de la MLP dont la fidélité, la loyauté et l’efficacité ne se démentent pas année après année. 
A toutes et tous, je vous adresse mes meilleurs vœux de réussite professionnelle et personnelle pour cette nouvelle année qui commence.  
Comme le veut la tradition, au delà de ces vœux, je vais me permettre de porter : 
– un regard sur l’année qui vient de s’écouler
– de faire un zoom sur les échéances qui nous attendent

2017 fut une année riche et intense pour la Mission Locale de Paris.


Je ne vais pas vous abreuver de chiffres, Thierry Jarlet, Directeur Général a excellemment mis en valeur quelques un de nos résultats dans son dernier édito de la Newsletter (voir ici). Néanmoins, je voudrais souligner trois données qui me semblent bien caractériser notre activité.

– Le nombre de primos accueillis à la MLP est stable. Une légère hausse de 1% par rapport à 2016 après la stagnation de 2016 et la baisse de 7% en 2015. En comparaison avec le contexte et les chiffres qui nous parviennent des autres Missions Locales de la région ou du national, nous pouvons être satisfaits. (-27% en Ile de France entre 2014 et 2017). C’est indiscutablement le résultat de notre présence sur le territoires parisien avec 8 sites d’accueil et deux points relais à la Cité des Métiers et au CIDJ, mais aussi de nos actions avec certains prescripteurs (BASE, les Clubs de prévention, SPIP, PJJ…) en direction des publics spécifiques.
En effet, ce sont pas moins de 650 jeunes qui sont entrés dans les dispositifs « justice » et « dynamique d’insertion professionnelle » (accompagnement renforcé pour les jeunes issus de l’Aide sociale à l’enfance ou suivis par les clubs de prévention)

– Notons aussi la montée en puissance du nombre de jeunes en accompagnement renforcé « Garantie Jeunes ». Nous sommes ainsi passés de 400 entrées en 2016 à 1200 en 2017. La MLP répond aux objectifs fixés d’un commun accord avec l’Etat. Nous avons répondu aux objectifs qualitativement aussi puisque, conformément aux souhaits de l’Etat et de la Ville, nous pouvons inscrire dans le dispositif des jeunes réfugiés ou des jeunes issus de l’aide sociale à l’enfance qui aspirent fortement à l’insertion après des périples de vie souvent douloureux. Je félicite les salarié-e-s qui ont su innover dans l’organisation avec des opérations ‘hors les murs’.

A l’issue des 12 mois de ce dispositif, il est à noter que 30% des jeunes au moins sortent en positif, que ce soit par une situation en emploi, en formation, ou par cumul de 80 jours d’immersion professionnelle.
Bravo à toutes et tous, à l’équipe Garantie Jeunes mais aussi à tous les conseillers et encadrants qui ont joué le jeu. Nous pouvons être collectivement fiers du résultat.

– Enfin, le nombre de jeunes ayant trouvé un emploi ou une formation est plus contrasté. Si les CDI et les CDD progressent, il n’en est pas de même pour les contrats aidés suite au récent changement de politique publique. De même, si les contrats d’apprentissage progressent, les contrats de professionnalisation de requalification ou de qualification baissent suite à l’arrêt du plan 500 000 formations. Ceci montre combien l’évolution des politiques publiques est sensible pour nos actions et nos jeunes, malgré tous les efforts de nos équipes.
Avec l’ensemble des missions locales, nous avons exprimé nos regrets sur le coup d’arrêt brutal des emplois aidés et emplois jeunes en particulier ainsi qu’au stop and go qui a caractérisé l’effort de formation sur la dernière période.

Les enjeux et nos ambitions pour 2018 restent importants

Lors du dernier CA, nous avons décidé que nous irions au devant d’un plus grand nombre de jeunes avec un objectif de croître de 10% le nombre de jeunes primos accueillis. En effet, de nombreux jeunes NEET (ni en emploi ni en étude, ni en formation) ne poussent pas encore la porte de la mission locale.

De même, nous poursuivrons le développement des accompagnements renforcés. Nous nous sommes inscrits dans un objectif de 1600 jeunes en Garantie Jeunes et 300 jeunes en DIP. Mais également dans de nouvelles actions en direction des jeunes décrocheurs scolaires, si le projet que nous avons présenté à la région aboutit.

Enfin, nous visons à adapter et consolider notre modèle et les méthodes d’accompagnement, avec notamment, une plus grande participation des jeunes eux-mêmes dans leur parcours d’insertion.

D’ores et déjà, la direction déploie un premier outil de gestion des portefeuilles, un outil qui permet chaque semaine au conseiller de visualiser les jeunes qui sont en co-accompagnement ou en situation et surtout ceux qui doivent être relancés et pour lesquels il est urgent de proposer un positionnement.

L’ensemble de ces travaux vont être poursuivis dans les semaines qui viennent afin d’adopter le nouveau projet associatif 2018/2010 au conseil d’administration d’avril prochain. Trois groupes de travail associant les salarié-e-s, les membres du conseil d’administration, et les personnes extérieurs qualifiées vont se réunir très prochainement.

Je vous souhaite à toutes et tous une très bonne année 2018 ».

Les vœux 2018 en images :

Reconduction du BAFA Citoyen en 2018

Karine LEBIHAN
Chargée de mission engagement citoyen
Mission Locale de Paris


La convention avec la Direction de la Jeunesse et des Sports de la Ville a été renouvelée pour le financement de 375 BAFA citoyen (soit 90% de la 1re partie du BAFA pour des jeunes s’engageant à la réalisation de 30 heures de mission/projet citoyen).

Pour rappel, en 2017 ce sont 360 jeunes qui ont pu entrer en formation BAFA base. 328 ont validé cette première partie et 276 ont réalisé leur mission citoyenne de 30 heures. Grâce à un travail d’articulation et de transversalité de l’offre de service de la MLP, les jeunes ont pu être orientés sur les parcours sécurisés et passerelles animation, les EAV de la Ville de Paris et sur le PSC1.

Cette année, l’organisme de formation partenaire est l’IFAC, à l’issue d’un marché public de la Ville de Paris. Les premières sessions auront lieu pendant les vacances de février.

En ce qui concerne les missions citoyennes, nous poursuivons le travail de développement d’un réseau de partenaires associatif ainsi que des projets collectifs portés par les jeunes, sur le même modèle que les projets de collecte et de sensibilisation (santé, vote) qui se sont déroulés sur les sites en 2017.

Bonne année 2018

EDITO :
Thierry JARLET,
Directeur Général de la Mission Locale de Paris

 

 

L‘année qui vient de s’écouler a été riche.
Le nombre de jeunes entrés en accompagnement renforcé « Garantie Jeunes » est passé de 400, en 2016, à 1200. Il a fallu réinterroger notre organisation et bousculer nos pratiques, il a fallu beaucoup d’imagination et de volontarisme aussi de la part de l’équipe pour proposer des promotions GJ « hors-les-murs », des promotions développées et accompagnées avec des spécialistes de la mobilisation par le sport ou de la création graphique, avec aussi des promotions spécialement dédiées aux jeunes réfugiés. Nous sommes fiers d’avoir réalisé tout cela, et fiers d’envisager pour 2018 l’accueil de 1600 jeunes en GJ, soit 80 promotions réparties sur tous les sites de la Mission Locale, avec plus encore de promotions co-développées ou spécialisées.

Le projet Dynamique d’Insertion Professionnelle (DIP) qui vise l’accueil et l’accompagnement de 700 jeunes suivis par l’aide sociale à l’enfance et par les équipes de prévention spécialisée, dont 350 en 2017, a lui aussi atteint son objectif. Les nouvelles approches expérimentées ont permis le lancement en 2018 d’un ambitieux programme de lutte contre le décrochage scolaire.

Le nombre de jeunes ayant trouvé un emploi sera probablement en croissance de 5% par rapport à 2016, avec une progression importante des contrats classiques, +23% sur les CDI, des missions d’intérim,+28% , et de l’alternance, +26%.

Le nombre de jeunes Primos, arrivant à la MLP pour la première fois, est en hausse de 1% par rapport à 2016. Cela fait suite à une stagnation en 2016 et à une baisse de 7% en 2015. Mais nous pouvons être fiers de ce travail, car nous résistons mieux que la plupart des missions locales. La baisse des Primos est en effet de – 27% en Ile-de-France de 2014 à 2017, et de -22%, sur la même période, au plan national (chiffres non définitifs). Il faut y voir le résultat de notre présence dans les quartiers – nous sommes acteurs du contrat de ville, de nos efforts d’adaptation et de diversification pour mieux accueillir les jeunes, et le résultat de nombreux partenariats renouvelés ou conclus en 2017.

2017 a également permis de produire un travail de réflexion collective pour un modèle d’accompagnement mettant réellement le jeune au centre, visant le développement des temps collectifs, la construction d’outils partagés de diagnostic et de lecture commune des situations. Les premiers résultats concrets sont en cours de test.
2018 devra nous permettre de mieux connaître les jeunes du territoire parisien, avec l’APUR, et de développer notre offre de service en direction de publics spécifiques, ceux qui n’entrent pas facilement dans nos grilles de lecture habituelles.

En 2018 nous devrons développer nos partenariats, pour stabiliser nos ressources, mais aussi pour innover et sans cesse revivifier la Mission Locale de Paris, pour les jeunes, pour nos partenaires, pour les bénévoles, et pour les salariés qui chaque jour font vivre le projet MLP.
Une très bonne année 2018 à tous !



Avec le JOBS Day de la MLP : Découvrez un secteur, Rencontrez un employeur, Postulez tout de suite !

Le mercredi 17 janvier de 14h00 à 17h00 : la Mission Locale de Paris vous invite à une journée pour trouver un emploi tout de suite, maintenant !
Venez rencontrer des recruteurs et des spécialistes de l’emploi et n’oubliez pas votre CV et votre tenue pro !
Aucune inscription, ni rendez-vous n’est nécessaire. Il vous suffit de vous présenter directement sur un de nos sites (voir le programme ci-dessous).

Un secteur vous intéresse en particulier ?

Pour les secteurs du Transport, du Nettoyage ou du Bâtiment :
Rendez-vous sur notre site AVENIR
24/26 rue de Chatillon (14ème) – 0140527730
Métro : Alésia

Pour le secteur du Commerce :
Rendez-vous sur notre site CENTRE
29 rue des Boulets (11ème) – 0144938123
Métro : Nation ou Rue des Boulets

Pour les secteurs Hôtellerie et Restauration :
Rendez-vous sur notre site de la Garantie Jeunes 15
99 rue Olivier de Serres (15ème) – 0186959652
Métro : Porte de Versailles

Pour les secteurs Sanitaire, Social et l’Animation :
Rendez-vous sur notre site SOLEIL
93 rue Jeanne d’Arc (13ème) – 0145852050
Métro : Nationale

Pour le secteur du Numérique :
Rendez-vous sur notre site Garantie Jeunes 13
14 rue Auguste Perret (13ème) – 0144237065
Métro : Tolbiac

A la Ville de Paris, Employeurs public :
Rendez-vous sur notre site HAUTS DE MENIL
31 rue de Pixérécourt (20ème) – 0144648610
Métro : Jourdain ou télégraphe

 

Les jeunes en visite au Sénat

Dans le cadre de leur service civique ou par volontariat, 16 jeunes suivis par la Mission Locale de Paris ont eu la possibilité de se rendre au Sénat pour y rencontrer le sénateur de Paris Pierre Laurent.

Après une visite du Palais du Luxembourg, les jeunes ont discuté avec le sénateur sur de nombreux sujets comme l’économie, l’éducation ou encore le Grand Paris. Un dialogue riche sur l’actualité qui prouve une nouvelle fois la capacité, souvent niée des jeunes, à appréhender le politique et à être conscient des enjeux politiques qui les entourent.

D’autres rencontres seront organisées par la Mission Locale de Paris dans le cadre des formations en service civique et seront ouvertes à de nombreux autres volontaires.


Atelier d’expression orale

La Mission Locale de Paris organise un atelier d’expression orale sur 3 demi-journées. L’atelier, animé par Sophie Lainé, directrice de casting et marraine à la MLP débutera lundi 8 janvier 2018 à 14h00 sur le site Garantie Jeunes au 14/18 rue Auguste Perret Paris 13ème (métro : Tolbiac). L’objectif de cet atelier est d’améliorer l’expression orale des jeunes afin qu’ils gèrent leur trac, développent leurs présences vocale et corporelle et déploient leur force de conviction.

Un travail sur l’improvisation sera le fil conducteur des 3 demi-journées. En effet, l’improvisation renforce le sens de l’écoute et aide à développer le contrôle de soi, la maîtrise du corps et du langage, le sens de la répartie et la spontanéité.

DÉROULEMENT

1ère demi-journée (lundi 8 janvier)

– Présentation des participants

– Exercices respiratoires

– Exercices destinés à maîtriser la voix, le corps et le geste.

– Initiation à l’improvisation (explication des règles , ou, qui, quand , quoi, comment, etc.)

2ème demi-journée (lundi 15 janvier)

– Exercices respiratoires et corporels

– Inventer des thématiques d’improvisations

– Mise en place de ces improvisations

3ème demi-journée (lundi 22 janvier)

– Exercices respiratoires et corporels

– Match d’improvisation

– Bilan

Inscription obligatoire :
communication@missionlocaledeparis.fr
h.clement@missionlocaledeparis.fr

Café débat – semaine de lutte contre les discriminations

Dans le cadre de la semaine de lutte contre les discriminations organisée par la Ville de Paris, la MLP (site centre) a organisé un café débat en partenariat avec le MRAP et l’antenne du club de prévention de l’AJAM dans le quartier Politique de la Ville de la Grange aux Belles (10e arrondissement) du 09 au 16 décembre 2017.
Une dizaine de jeunes ont participé à cet après midi de débat qui visait à ouvrir la parole des jeunes sur leur ressenti discriminatoire face à la recherche d’emploi, tout en les informant sur les recours possibles et les permanences adaptées. Un temps d’information visant au raccrochage à la MLP de certains jeunes participants s’est déroulé à l’issue du débat.

Atelier BD Polar : une production des jeunes de la Mission Locale de Paris

Voici la belle production des jeunes de la Mission locale qui ont participé à l’atelier BD-Polar du 27 novembre au 1er décembre 2017 sur le site Hauts de Ménil (20ème).
12 jeunes venant de cinq sites ont participé à cet atelier de bout en bout.
L’écrivaine et les représentants de la Police Nationale sont venus pour voir la production du groupe de jeunes au bout d’une semaine de travail.
Un deuxième groupe pour le prochain trimestre 2018 est envisagé. Si vous êtes intéressés, veuillez-vous rapprocher de votre conseiller à la Mission locale de Paris

Pour recevoir la BD, envoyez-nous un e-mail à l’adresse : communication@missionlocaledeparis.fr

Portrait : Axel, 24 ans. Membre du Club des jeunes diplômés de la MLP

Pouvons-nous te connaître ?

Je m’appelle Axel, j’ai 24 ans. J’ai terminé mes études, puis j’ai travaillé et voyagé.
Après un Bac S au lycée Jacques Decour dans le 9ème, j’ai fais une année de philosophie à la Sorbonne que je n’ai malheureusement pas réussie. A la fin de cette année, je me suis réorienté vers un BTS audiovisuel dans l’option image. J’ai fais une alternance avec une boite de montage et j’ai obtenu mon diplôme au bout de deux ans. Je conseille le BTS aux jeunes qui recherchent une formation, c’est très formateur. Aujourd’hui je recherche une ouverture professionnelle dans le domaine du cinéma, lié dans l’idéal, à l’esprit du voyage.

Comment as-tu connu la MLP ?

J’étais chez Pôle emploi au départ, mon conseiller m’a proposé plusieurs options et m’a parlé de la Mission locale de Paris, en m’indiquant que cette structure est réservée aux jeunes de moins de 26 ans et que j’aurai plus d’opportunités par rapport à mes recherches d’emploi. Je me suis donc inscrit à la MLP dans le 18ème où j’ai ressenti un accompagnement plus en lien avec mes attentes en tant que jeune.

Que penses-tu du Club des jeunes diplômés de la MLP?

C’est ma première participation à ce club, je trouve que c’est une bonne initiative de rassembler les jeunes diplômés en recherche d’emploi. Ici, on se sent libre de s’exprimer, c’est un bon moyen de partage d’expérience. J’espère que les prochains seront davantage animés et avec toujours plus de jeunes participants.

566.000 jeunes suivis par les missions locales sont entrés en emploi en 2016

566.000 jeunes suivis par les missions locales ont trouvé un emploi en 2016, d’après les chiffres cléspubliés par le délégué ministériel aux missions locales et son équipe le 30 novembre 2017. Les 442 missions locales et 6.924 lieux d’accueil ont été en contact avec 1,37 million de jeunes en 2016 et avec 175.000 entreprises.
Le détail est présenté région par région. Le délégué ministériel aux missions locales présente également le bilan 2015.
Avec les changements opérés ces dernières années (création du délégué en octobre 2016, mise en place du nouveau système d’information i-Milo), les rapports d’activité 2014 et 2015 n’avaient en effet pas pu être produits.
Le bilan 2015 fait mention de 1,4 million de jeunes reçus dans les missions locales, dont 1,2 million en entretien, et de 524.000 entrées en emploi.
Les résultats de 2016 sont un peu meilleurs : 41% d’entrées en emploi en 2016 contre 37,4% en 2015. Le nombre de jeunes entrés en garantie jeunes a aussi augmenté : de 34.000 en 2015 à 54.000 en 2016.
Source : Localtis

La MLP aux rencontres de l’INJEP : les évolutions dans les pratiques citoyennes des jeunes

Représentée par Karine Lebihan et David Ouzilou (chargés de mission engagement citoyen), la Mission Locale de Paris était présente aux rencontres nationales de l’INJEP pour participer aux différents débats autour de l’engagement des jeunes.
Alors que la question de la participation des jeunes à la vie de la cité fait débat, plusieurs enquêtes montrent au contraire que ces derniers semblent s’engager plus que jamais. En interrogeant profondément leur rapport à la citoyenneté et à la démocratie, des mutations s’opèrent quant aux nouveaux espaces d’expressions et de participations des jeunes. À travers notamment des dispositifs d’engagement comme le volontariat ou le bénévolat, les aspirations des jeunes à s’engager augmentent. rapport-2017-07-barometre-credoc

La jeunesse et son engagement au cœur des réflexions de la Mission Locale de Paris

Le développement du service civique et du BAFA citoyen permettent d’encourager la participation citoyenne.
Cependant, bien que l’engagement des jeunes soit en hausse, de fortes disparités sociales demeurent. C’est pourquoi, le rôle de la Mission Locale de Paris est particulièrement nécessaire pour identifier les freins et les ressorts afin de diversifier davantage les profils des jeunes engagés.

Les rencontres de l’INJEP ont permis à la Mission Locale de Paris de partager son expérience en faveur du renforcement de la mixité sociale des jeunes engagés.

Les conseillers de la Mission Locale de Paris à l’Ecole 42

C’est une opportunité qu’une vingtaine de conseillers ont saisi jeudi 14 décembre, rien de plus efficace que de connaître une formation pour la prescrire !
Une présentation a été réalisée par Charles Maublanc, chargé de communication, dans l’amphi de l’Ecole 42. Des étudiants, tous aux profils atypiques, nous ont fait une visite complète des locaux situés dans le 17ème. Une ambiance moderne avec salles informatiques équipées de Mac avec applications pour choisir sa place, food-truck, salle de jeux, espaces de restauration, œuvres de street art aux murs : un site qui a servi de base pour la création récente d’un deuxième campus 42 aux USA.



L’Ecole 42, c’est quoi ?

L’Ecole forme aux métiers de développeur web en 3 ans. Pas de cours, pas de profs : à 42 ce sont les étudiants eux-mêmes qui sont en charge de leur réussite et de la réussite de leurs camarades par un fonctionnement participatif. Chaque étudiant progresse à son propre rythme par un fonctionnement participatif.
En chiffres : 70 000 candidatures chaque année, 4 000 personnes sélectionnées à la piscine (par promo de 300 recrutés). Au final, 1 200 élèves chaque année entrent à l’Ecole 42.

Comment on y rentre ?

1ère pré sélection : Remplir un formulaire sur Internet – passer des tests
L’épreuve de « la Piscine » : c’est un mois passé dans les locaux de 42 à Paris pour découvrir l’école, la méthode d’apprentissage et savoir ce qu’est la programmation. Le programme de la Piscine part de zéro et ne demande aucune connaissance.

Quel plus pour la Mission Locale de Paris ?

20 places sont réservées pour la Mission Locale de Paris sans la première présélection.
Pour en profiter, chaque jeune doit se rapprocher de son conseiller


Date des prochaines piscines : Février-Juillet-Août-Septembre

Pour en savoir plus : le site http://www.42.fr